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Sunday, 10 May 2015

MUSLIM PHILOSOPHER IBN KHALDUN - INTRODUCTION TO HISTORY

 Ibn Khaldun quoted by U.S. President Ronald Reagan 

THE AXIS OF EVIL:USA, UK & ISRAEL

911 False Flag - American Traitors & Mossad - Where are the Oath Keepers? - Ken O'Keefe

Ken O'Keefe
Published on 20 Dec 2014
This is the updated version (as of December 2014) of my 911 production originally broadcast on The Peoples Voice in January 2014. It has additional footage and commentary, improved graphics and is a direct response to David Cameron's ridiculous speech at the UN General Assembly in 2014.
 Ibn Khaldun on the Rise and Decline of Empires
j bartlett

  Theo Humanism Lecture 3 Ibn Khaldun


Ibn Khaldun (1332-1406) Muslim Philosopher

Religious Studies
Published on 22 Apr 2013


Ibn Khaldun is the most important figure in the field of History and Sociology in Muslim History. He is one of those shining stars that contributed so richly to the understanding of Civilization. In order for one to understand and appreciate his work, one must understand his life. He lived a life in search of stability and influence. He came from a family of scholars and politicians and he intended to live up to both expectations. He would succeed in the field of Scholarship much more so than in any other field.
Ibn Khaldun's influence on the subject of history, philosophy of history, sociology, political science and education has remained paramount ever since his life. His books have been translated into many languages, both in the East and the West, and have inspired subsequent development of these sciences. For instance, Prof. Gum Ploughs and Kolosio consider Muqaddimah as superior in scholarship to Machiavelli's The Prince written a century later, as the forrner bases the diagnosis more on cultural, sociological, economic and psychological factors.His central theme in the Muqaddimat was asabiyah, strong solidarity ( organic ). What motivates history forward is asabiyah. There is a tribe or family, with a strong solidarity, a strong religious belief. They come, motivated by this ideology, and take over a Government, and lead the nation. They then apply this organic phase to history

 Ibn Khaldun Biography

 Published on 27 May 2014

Ibn Khaldun Biography - Google #goodoocollect #Youtube
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Ibn Khaldun - Wikipedia, the free encyclopedia
en.wikipedia.org/wiki/Ibn_Khaldun
Wikipedia
Ibn Khaldūn (full name, Arabic: أبو زيد عبد الرحمن بن محمد بن خلدون الحضرمي‎, Abū ... Muḥammad bin Khaldūn Al-Ḥaḍrami; May 27, 1332 AD/732 AH -- March 19, ..... when a biography of him appeared in Barthélemy d'Herbelot de Molainville's ...
‎Biography - ‎Works - ‎Legacy - ‎See also
Ibn Khaldun Biography - YouTube
Birthday of Ibn Khaldun
Google Doodle Birthday of Ibn Khaldun - YouTube
Ibn Khaldun (1332-1406) Muslim Philosopher - YouTube
History of Ibnu Khaldun - YouTube
The Adventures of Ibn Khaldun - YouTube
Ibn Khaldun Presentation 1 - YouTube
Ibn Khaldun quoted by U.S. President Ronald Reagan
Ibn Khaldun: An Eminent Social Observer - YouTube
Ibn Khaldun on the Rise and Decline of Empires - YouTube
IBN KHALDUN - His Life and Work - Islamic Philosophy Online
Ibn Khaldun: Biography from Answers.com
Birthday of Ibn Khaldun - Google
www.google.com/doodles/birthday-of-ibn-k­haldun
Concise Biography of Ibn Khaldun - Medieval History
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On The Spot Trans 7

Ibn Khaldûn au secours d’un orient sclérosé et d’un monde ravagé par une mondialisation vorace, par Leila Salem.





4 décembre 2006.

« Lire Ibn Khaldûn aujourd’hui, c’est prendre la mesure d’une pensée non-européenne majeure et inviter à des approches comparatives afin de contrer l’idée d’un fossé entre les cultures et les pensées qui les portent » Esprit, novembre 2005.
Un jour de 1364, le roi Pierre 1er accueillit dans son Alcazar à Séville un jeune ambassadeur venu de Grenade du nom d’Ibn Khaldûn. Alcazar, situé à côté de l’immense et ancienne mosquée almohade de Séville devenue la cathédrale de la capitale chrétienne, fut construit par les omeyyades d’Espagne à partir de 844 sous le règne de Abd al-Rahman II. Un siècle avant, Séville était une province d’Al Andalous, un pays qui s’étendait dans la péninsule Ibérique du Portugal à l’Ebre et qui, en cette année de 1364 était circonscrit au seul royaume de Grenade.
La famille du jeune Ibn Khaldûn avait connu Séville au temps de la gloire d’Al Andalous et avait joué un rôle important dans l’histoire de cette ville. Ses ancêtres prirent le chemin de l’exode vers 1248-1249 après l’annexion de Séville par les Chrétiens et s’installèrent définitivement à Tunis.
Pour Ibn Khaldûn, comme pour beaucoup de ses contemporains, Al Andalous était le lieu de la nostalgie et de l’éblouissement. Durant toute sa vie et à travers ses écrits, Ibn Khaldûn considérait ce lieu comme sa vraie patrie spirituelle même s’il gardait pour l’Afrique du Nord, sa terre natale, une affection particulière.
Pierre 1er fut séduit par l’éloquence et l’activité intellectuelle d’Ibn Khaldûn ; il le pria de rester et lui proposa de devenir son vizir mais ce dernier déclina l’offre et retourna à Grenade auprès du jeune prince Nasride Mohammed V et de son ami et rival Ibn Al-Khatib, vizir de Mohamed V et grand intellectuel de renom.
En cette année, Grenade était le dernier bastion d’un vaste califat qui fut un siècle auparavant phare du monde entier. Grenade la métissée, celle qui était peuplée d’Andalous aux origines diverses autochtones ou immigrées et aux langues et aux religions différentes était isolée et presque entièrement musulmane, il ne restait presque aucun chrétien et à peine quelques juifs. Grenade, comme le reste du monde musulman, était en train de tourner la page d’un passé prodigieux et fécond pour entrer dans une phase de décadence inéluctable. Le merveilleux Orient agonisant et la délicieuse Andalousie mourante ont-ils inspiré la théorie cyclique des civilisations, leurs grandeurs, leurs décadences et l’éternel recommencement qu’Ibn Khaldûn développa quelques années plus tard ?
Ibn Khaldûn resta deux ans à Grenade puis en 1365, il retourna en Afrique du Nord pour continuer sa carrière d’homme politique. Il servit différents états et étudia leurs institutions et leurs affaires ; il se mêla aux tribus berbères et observa leurs caractéristiques et leurs traditions. Puis à 42 ans, il se retira de la scène politique et s’isola près de Tiaret en Algérie pendant quatre ans pour rédiger Al Muqaddima ( le premier tome de son premier livre d’histoire universelle : le livre des exemples Kitab Al Ibar).
Lassé par la violence politique qui agitait l’Afrique du Nord, Ibn Khaldûn tenta de regagner la terre de ses ancêtres dans l’ancienne Andalousie. Malheureusement les choses ont beaucoup changé depuis 1363. Le roi Pierre 1er était mort, assassiné par son beau-frère Henri et le roi Mohamed V n’était plus ce jeune prince tolérant qu’Ibn Khaldûn avait connu quelques années auparavant et était devenu un tyran impitoyable. Quant à son ami et rival Ibn Al Khatib, il fut exilé en Afrique du Nord par le despote Mohammed V, où il fut accusé d’hérésie du fait de son attirance pour le soufisme et son amour pour la philosophie, il fut emprisonné et il mourut étranglé dans sa prison de Fès en 1374.
Ibn Khaldûn renonça donc à la terre de ses ancêtres et quitta définitivement l’Afrique du Nord pour le Caire afin de se consacrer à l’enseignement, à la magistrature et à l’écriture.

Ibn Khaldûn un génie universel et intemporel
Ibn Khaldûn est l’un des plus grands penseurs arabes. Son oeuvre Kitab Al Ibar ( Livre des Exemples) est une monumentale histoire universelle « c ’est un monde ... une histoire du monde », écrit Gabriel Martinez-Gros. La première partie, Al Muqaddima (Introduction à l’histoire universelle), est un exposé théorique très pertinent pour l’étude des civilisations. La deuxième partie, Kitab Al Ibar (le livre des exemples), est une illustration de la théorie établie dans Al Muqaddima et un guide inestimable de l’histoire des musulmans d’Afrique du Nord et des Berbères. La troisième partie et la dernière est un livre autobiographique connu sous le nom de Rihla (voyage) qui est une étude particulière de l’histoire universelle à travers la vie d’un homme qui est celle de l’auteur.
Des sociologues, historiens ou philosophes tels Gabriel Martinez-Gros, Yves lacoste, Sylvestre de Sassi, De Slane, Quatremère, Franz Rosenthal, Gaston Bouthoul, Gilbert Grandguillaume, Vincent Monteil, Abdesselaqm Cheddadi, Maxime Rodinson et tant d’autres s’accordent pour dire qu’Ibn Khaldûn est un homme d’esprit de tous les temps qui a précédé son époque de plusieurs siècles, il a « conçu et formulé une philosophie de l’Histoire qui est sans doute le plus grand travail qui ait jamais été créé par aucun esprit dans aucun temps et dans aucun pays » a affirmé le grand historien anglais Arnold Toynbee.
Avec son oeuvre révolutionnaire, Ibn Khaldûn, cinq siècles avant Auguste Comte l’inventeur de la sociologie, a fondé une science nouvelle celle de la civilisation humaine et de la société humaine « notre propos actuel, est une conception nouvelle... C’est une science indépendante, dont l’objet spécifique est la civilisation humaine et la société humaine » écrivait Ibn Khaldûn dans son premier livre.
Précurseur de la théorie moderne de l’histoire, il en fit une science à part entière qui suit des processus soumis à des lois « l’histoire est une science, elle consiste à méditer, à s’efforcer d’accéder à la vérité, à expliquer avec finesse les causes et les origines des faits, à connaître à fond le pourquoi et le comment des évènements ». L’auteur d’Al Muqaddima mis en garde contre le piège du mensonge « il faut combattre le démon du mensonge avec la lumière de la raison » écrivait-il.
Il insista sur l’objectivité sans parti pris et le souci scrupuleux de ne rien accepter sans explication « ils [des historiens] acceptent d’emblée leur histoire pour argent comptant, sans les contrôler...ni les comparer...ainsi s’égarent-ils loin de la vérité » critiquait-il les historiens de son époque et ceux qui l’ont précédé.
Il prévint contre la tentation du sensationnel et il recommanda la prudence à chaque fois qu’il s’agit d’argent ou d’effectifs militaires ; pour y parvenir « il faut toujours en revenir aux sources et s’en remettre à soi-même » afin de distinguer « naturellement entre le possible et l’impossible » affirmait-il.

Al Muqaddima, « c’ est un monde ...sur l’histoire du monde »
Dans Al Muqaddima, Ibn Khaldûn fournit des schémas et des idées pour l’Histoire universelle et établit plusieurs concepts dont trois sont fondamentaux pour comprendre la pensée Khaldûnienne :
- Al Umran (civilisation, organisation sociale, État),
- Al Açabiyya (solidarité, esprit de corps, force sociale ou cohésion ; elle peut aussi dans certains cas désigner la force clanique, tribale, communautaire ou religieuse),
- Al Mulk (pouvoir, souveraineté, État).
Pour Ibn Khaldûn, la vie en société est une nécessité pour l’homme « L’homme est fait pour vivre en société » et il est « politique par nature » il ne peut donc se passer de Umran (État).
Pour pouvoir s’organiser en société, les hommes ont besoin d’une Açabiyya (solidarité). Lorsqu’un groupe humain qui présente une certaine homogénéité et cohésion prend conscience de ses intérêts collectifs et se découvre des buts communs, il s’organise et l’esprit de corps se transforme en un instinct de domination qui donne naissance au Mulk (pouvoir).
Pour Ibn Khaldûn, le pouvoir est un concept strictement politique qui peut prendre la forme d’une monarchie, d’une royauté, d’une tyrannie ou encore d’un califat ; il est le moteur de l’histoire et sans lui, il n’y a pas de Umran (civilisation, État) « Quand la vie en société se réalise...il devient nécessaire d’avoir un chef qui les défend les uns contre les autres, à cause de l’agressivité et de l’iniquité qui sont inhérentes à leur nature animale  ».

Sans solidarité, pas de pouvoir et sans pouvoir pas d’État .
La nécessité de la vie en société pousse des tribus bédouines à porter le mouvement qui leur permet de passer d’une civilisation rurale et bédouine à une civilisation urbaine et sédentaire. Ce passage ne peut se faire que par la création d’un État et le choix d’un souverain dont le but est de permettre aux hommes de vivre en société, de cumuler les savoirs, les activités et les richesses.
Ces tribus solidaires, courageuses partageant les biens et supportant les privations créent un État fort et « juste ». Pour que l’État prospère, il doit assurer la stabilité de la domination et le maintien des populations sous le contrôle, imposer la paix, désarmer ses sujets et détruire les solidarités naturelles.
Le courage, les violences, les solidarités sont peu à peu éradiqués et sont remplacés par la violence organisée de l’État (représentée par son armée), par le goût et l’amour du gain et de l’argent et par l’obéissance. La loi, l’éducation, les sanctions et le désarmement de la population permettent la levée de l’impôt, signe de soumission des sujets et de l’éradication de la Açabiyya. Le pouvoir est respecté et craint, la civilisation urbaine se développe, les sciences s’épanouissent et la démographie augmente.
Quand le bien-être s’installe, la société devient de plus en plus individualiste et soumise et l’esprit de corps rompt. Des classes sociales apparaissent ; elles s’affrontent, mais continuent au début à vivre ensemble en paix.

Quand le luxe est à son comble, les luttes interclasses deviennent plus rudes, des turbulences politiques apparaissent et la paix sociale décline. L’État faiblit et le pouvoir devient coercitif, l’injustice s’installe et la solidarité naturelle disparaît complètement. La levée d’impôt se fait par la force et la spoliation. Moins prospère, le pays devient moins peuplé et les villes sont désertées ; la baisse démographique entraîne une diminution du travail qui à son tour conduit à la pauvreté et à la misère et le Umran (civilisation) finit par dépérir « Le luxe corrompt le caractère. L’âme prend toutes sortes de vices et de mauvaises habitudes...conséquences : régression et ruine. La dynastie montre des signes de perdition et de dissolution. Elle attrape les maladies chroniques de la vieillesse et meurt » rapportait Ibn Khaldûn dans Al Muqaddima. Et il ajoutait « Quand un État parvient à un haut degré de bien-être et d’aisance. Les habitudes du luxe se développent rapidement chez lui et il abandonne la vie dure et grossière qu’il avait menée jusqu’alors, afin de jouir du superflu ...il s’aperçoit combien le superflu est indispensable ...la souveraineté s’use dans le luxe et c’est le luxe qui la renverse ».

La « laïcité »
Une autre originalité d’Ibn Khaldûn est qu’il pense la politique indépendamment de la religion. Abdesselem Cheddadi, explique qu’il a existé assez tôt dans les pays musulmans, une séparation du pouvoir politique et du pouvoir religieux qu’Ibn Khaldoun a parfaitement identifiée et décrite. Le politique était un domaine réservé où les ulémas n’avaient pas leur mot à dire. La religion n’était qu’une force sociale, parmi d’autres ; elle jouait le rôle de ciment pour unifier les hommes autour d’un même idéal, mais ne dominait pas le pouvoir, elle lui subordonnait. Ibn Khaldûn, qui était à la fois rationaliste et mystique, explique que cette tendance à séparer le politique du religieux est due à la faiblesse de l’homme et à son incapacité à soumettre les lois politiques aux lois de la « vraie religion ».

L’injustice détruit la nation
Dans un chapitre, Ibn Khaldûn aborde la nature du pouvoir et la qualité d’un dirigeant politique. L’intérêt que représente un dirigeant politique pour son peuple ne dépend pas de son physique, ni de son savoir et ni même de son esprit. Ce qui compte, c’est que « le pouvoir doit être bon et bénéfique ; il doit servir les intérêts du peuple sinon il est nocif et mortel ». Un gouverneur est bon lorsqu’il « porte intérêt aux conditions de vie de son peuple » et qu’il soit doux « Ce qui fait une bonne autorité, c’est la douceur » et « tout pouvoir fondé sur la contrainte et la domination, et qui laisse libre cours à l’irascibilité, est injustice et oppression ». Les injustices telles la spoliation sans compensation ni motif, le travail forcé, la soumission à une obligation illégale, la réclamation d’autre chose que son dû ou le non-respect des droits du peuple détruisent la nation.
Un souverain qui utilise la force, compte et dénonce les fautes de son peuple, provoque la peur chez ce dernier, le pousse à la déprime, au mensonge, à la ruse et à la fraude.

Ibn Khaldûn et le monde d’aujourd’hui
Ibn Khaldûn était inconnu et n’a été découvert en occident qu’au moment de la colonisation de l’Algérie « il a été redécouvert en Europe par Sylvestn de Sacy, qui publia en 1830 des extraits de la Muqaddima, en version arabe puis en traduction. [...] Mais c’est surtout la conquête de l’Algérie et la décision, en 1840, du ministre de la Guerre de faire traduire le Kitâb al-’Ibar qui lancèrent un courant d’intérêt scientifique pour l’oeuvre, qui crût avec le temps » rapporte Claude Horrut.
Depuis, beaucoup de penseurs et de critiques occidentaux se sont intéressés à son oeuvre, l’ont étudiée et l’ont traduite. Il a été comparé à Marx, Montesquieu, Tocqueville, Saint-Simon et bien d’autres. Beaucoup ont affirmé que la conception de l’histoire d’Ibn Khaldûn est très proche de celle qui s’est développé à la fin du XIXe siècle, que ses thèses peuvent être comparées à celles des penseurs modernes et ses analyses appliquées à notre monde actuel. En effet, Ibn Khaldûn posait bon nombre de questions que se posent les historiens actuels et cherchait, comme eux, à leur trouver une réponse dans les structures politiques, économiques et sociales.
Cependant les corrections et les rectifications à apporter aux traductions et aux idées sont nombreuses. Certains penseurs occidentaux refusant de reconnaître que la société musulmane de l’époque était en avance sur son temps, couvrent d’éloges Al Muqaddima et dénigrent Kitab Al Ibar. Ils affirment qu’Ibn Khaldûn n’était qu’un accident et que seul l’Europe du XIIIe était capable de produire des penseurs universels avec la stature d’Ibn Khaldûn « L’agrément de la Muqaddima et le rejet des Ibar disent : nous acceptons le génie, nous écartons son peuple - et le génie l’est aussi parce qu’un incompréhensible fossé le sépare des siens, qu’il échappe aux explications de l’histoire » témoigne Gabriel Martinez-Gros.
Certains au XXe siècle sont encore allés plus loin en falsifiant et en utilisant frauduleusement l’oeuvre d’Ibn Khaldûn pour justifier des thèses racistes et colonialistes.

Ibn Khaldûn au secours du monde sous-développé
Ibn Khaldûn fit une analyse scientifique étonnement moderne des sociétés musulmanes du XIV siècle en déclin. Il expliqua les raisons qui mènent à l’échec des structures politiques et par suite sociales et économiques. Pour expliquer le déclin des civilisations nées en Afrique du Nord, Ibn Khaldûn n’a pas cherché à imputer les causes à des puissances conquérantes étrangères mais à des facteurs endogènes et généraux.
Ses études n’ont malheureusement pas été exploitées par les maghrébins d’avant colonisation et l’engrenage dans lequel ils étaient enfermés depuis des siècles a rendu possible la domination coloniale au XIXe siècle qui a conduit à l’actuelle situation de sous-développement de ces pays.
Yves Lacoste explique que l’étude des traits les plus originaux et les plus importants de l’oeuvre d’Ibn Khaldûn permettra de saisir les causes profondes du sous développement de ces pays « Les recherches, l’analyse et la synthèse qu’a effectuées ce Maghrébin génial du XIVe siècle nous aident aujourd’hui à mieux comprendre le problème qui est sans doute le plus vaste et le plus dramatique de notre temps : le sous-développement » affirme Yves Lacoste.
Certes, la domination des puissances occidentales représente un facteur non négligeable de l’actuelle situation de sous-développement des pays musulmans mais les causes intérieures ont aussi leur importance « la conquête ne résulte pas seulement de la puissance militaires des colonisateurs. Les structures qui existaient depuis plusieurs siècles en Afrique du Nord ont facilité leur entreprise d’une façon décisive » ajoute Yves Lacoste.
Immobilisme, fatalisme et résignation sont les maux qui rongent les sociétés musulmanes d’aujourd’hui. Les analyses faites par Ibn Khaldûn ont montré que l’islam n’a pas été une cause première de la paralysie du système social, politique et économique et que la fatalité était inexistante dans les moments florissants et dynamiques de la civilisation musulmane. Cet islam paralysé et paralysant n’est apparu qu’avec le déclin « l’idéologie d’une société gagnée par l’ankylose ne pouvait rester dynamique et c’est dans la mesure où l’islam a été paralysé qu’il est devenu paralysant » et les vraies raisons sont à rechercher dans les causes internes de ces sociétés.
Ce génie hors norme a légué aux maghrébins en particulier et aux musulmans en général un trésor inestimable, qui est malheureusement peu et mal étudié. Une autre lecture d’Ibn Khaldûn plus intelligente et plus profonde pourra certainement les aider à comprendre la racine de leurs maux afin d’apporter les remèdes nécessaires pour sortir de cette léthargie.

Ibn Khaldûn au secours du monde mondialisé, capitaliste et ultralibéral
Face à une société musulmane paralysée et figée, d’autres sociétés « civilisées », « sédentarisées » et individualistes ressemblant de plus en plus à la société d’Ibn Khaldûn se développent en occident et ailleurs. Dans ces sociétés, le marché règne en maître absolu et la mondialisation et l’ultralibéralisme détruisent jour après jour toutes les solidarités (des peuples, des citoyens, des familles, des voisins, des syndicats, des travailleurs) pour les remplacer par une concurrence de tous contre tous. Les peuples et les classes sociales s’affrontent ; les liens et les relations humaines ne sont dictés que par les lois du marché, des villes sont devenus des mégapoles avec de gigantesques agglomérations de population et la nature saignée à blanc commence à rendre l’âme.
Ces sociétés qui sont devenues des modèles de la théorie d’Ibn Khaldûn, obéiront-elles à la loi du théoricien des civilisations et connaîtront-elles le même sort que les civilisations Nord Africaines ?
Dans la grande transformation, Karl Polanyi, affirme que « Permettre au mécanisme du marché d’être l’unique directeur du sort des êtres humains et de leur environnement naturel aurait pour résultat la démolition de la société », la réponse serait-elle donc oui ? Si c’est le cas, que peut apporter Ibn Khaldûn pour la compréhension de ces sociétés qui capitulent devant le marché et dont la lassitude a atteint son seuil critique ?
Ibn Khaldûn, 600 ans après reste le génie de tous les temps

Leila Salem

Bibliographie
- Ibn Khaldûn et les sept vies de l’islam, Gabriel Martinez-Gros, Actes Sud, 2006.
- Discours sur l’histoire universelle, Al Muqaddima, Vincent Monteuil, Thesaurus, 1968(nouvelle édition 2006)
- Naissances de l’Histoire, passé du tiers monde, Yves Lacostes, La Découverte, 1998
- Esprit, novembre 2005
- Peuples et nations du monde (1 et 2), Abdesselem Cheddadi, Sindbad, 1986
- Ibn Khaldûn, l’homme et le théoricien de la civilisation, Abdessalam Cheddadi , Gallimard, 2006
- Ibn Khaldûn au prisme de l’occident, Krzysztof Pomian, Gallimard , 2006
- Ibn Khaldun- Un islam des Lumières ?, Claude Horrut, Complexe, 2006.
- L’Andalousie arabe, une culture de tolérance, Maria Rosa Menacal, traduit de l’anglais par Mélanie Marx, collection Mémoires, 2004.


Deux pays, une même terre : détruire les ghettos, par Leila Salem.
Visiter le passé pour mieux construire le présent : Le trésor de la poésie hébraïque, produit de la civilisation arabo-musulmane, par Leila Salem.

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Fin d'une civilisation

De la chute de Rome au déclin de l'Occident

L'Histoire s'écrit au présent. À chaque époque, nous regardons le passé avec nos préoccupations du moment et dans le souci de justifier nos orientations éthiques et politiques. Ainsi en est-il du regard porté sur la chute de l'empire romain.
Joseph Savès
Petite chronologie de la Rome décadente
17 mars 180 : mort de l'empereur Marc-Aurèle
Fin du Siècle d'Or des Antonins, début du Bas Empire.
Septembre 270 : avènement d'Aurélien, premier des empereurs illyriens
Rome est ceinturée de remparts.
13 juin 313 : Constantin promulgue l'édit de Milan et légalise le christianisme.
9 août 378 : l'empereur Valens est battu et tué par les Wisigoths, à l'issue de la bataille d'Andrinople.
17 juin 395 : mort de Théodose 1er, dernier empereur romain
Après lui, l'Orient et l'Occident romains ne referont plus leur unité.
31 décembre 406 : les Barbares en armes franchissent le Rhin.
24 août 410 : sac de Rome par Alaric.
27 décembre 537 : l'empereur d'Orient Justinien inaugure Sainte-Sophie
À la fois une fin, celle de l'Antiquité païenne, et un commencement, celle de l'Orient byzantin.

Les Romains de la décadence (Thomas Couture, 1847, musée d'Orsay, Paris

Décadence? Vous avez dit décadence?

La chute de l'empire romain inspire les historiens depuis qu'en 1734, Charles de Montesquieu publia un premier essai : Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence. Le philosophe analyse avec finesse l'évolution de Rome, la perte d'esprit civique dans les classes supérieures, le despotisme qui annihile l'esprit républicain, l'entretien de plus en plus coûteux de l'armée etc.
Une génération plus tard, dans une époque dominée par l'anticléricalisme militant, le voltairien anglais Edward Gibbon montre moins de subtilité. Écrivant sur le déclin de Rome, il en fait porter la responsabilité sur le triomphe du christianisme et la diffusion du monachisme :
« On consacrait sans scrupule aux usages de la charité ou de la dévotion une grande partie des richesses du public et des particuliers ; et la paye des soldats était prodiguée à une multitude oisive des deux sexes, qui n'avait d'autres vertus que celles de l'abstinence et de la chasteté » (Histoire de la décadence et de la chute de l'empire romain, 1776).
Le XIXe siècle voit affleurer dans les milieux intellectuels et artistiques l'appréhension d'une décadence des mœurs. C'est ce que reflète en 1847 le succès de la grande toile de Thomas Couture : Les Romains de la décadence, saluée comme un chef-d’œuvre. Un cénacle littéraire est plus tard qualifié de Décadents (Octave Mirbeau, Jules Barbey d'Aurevilly, Auguste de Villiers de l'Isle-Adam...), dans un parallèle avec ces Romains de pacotille.
En 1919, après la Première Guerre mondiale, Paul Valéry écrit dans La Crise de l'Esprit :
« Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. Nous avions entendu parler de mondes disparus tout entiers, d'empires coulés à pic avec tous leurs hommes et tous leurs engins ; descendus au fond inexplorable des siècles avec leurs dieux et leurs lois, leurs académies et leurs sciences pures et appliquées (...). Tout ne s'est pas perdu mais tout s'est senti périr. Un frisson extraordinaire a couru la moelle de l'Europe (...) », avec là aussi une référence implicite à Rome.
Oswald Spengler (Blankenburg,Harz, 29 mai 1880 - 8 mai 1936, Munich)Trois ans plus tard, l'Allemand Oswald Spengler publie Le Déclin de l'Occident, une volumineuse réflexion d'actualité qui fait référence au sort tragique de l'empire romain et établit un parallèle avec le précédent conflit qui a brisé net l'essor de l'Europe.
En 1947, l'historien André Piganiol analyse la chute de l'empire romain d'après ce qu'il a vu de la France et de sa civilisation, qui frôlèrent la mort clinique suite à l'invasion de la Wehrmacht. Rétrospectivement, il frémit à la pensée de ce qu'il serait advenu de la France si les Germains l'avaient une nouvelle fois emporté :
« Le Bas-Empire est habituellement considéré comme le type même d’une époque de décadence (…) Il est trop commode de prétendre qu’à l’arrivée des barbares dans l’empire tout était mort, c’était un corps épuisé, un cadavre étendu dans son sang (…) La civilisation romaine n’est pas morte de sa belle mort.
Elle a été assassinée »
(L'Empire chrétien, 1947).
Arnold Joseph Toynbee (14 avril 1889 - 22 octobre 1975)Au milieu du XXe siècle, de 1934 à 1961, le grand historien britannique Arnold J. Toynbee publie une Étude de l'Histoire (A study of History) en douze volumes qui ramène l'Histoire universelle à un écheveau de civilisations qui naissent, croissent et meurent. Et que croyez-vous qu'il découvre ? Que son époque dominée par le face-à-face entre les démocraties occidentales et les régimes totalitaires d'Allemagne et surtout d'URSS compte une « civilisation occidentale » qui réunit comme par hasard l'Europe occidentale et le Nouveau Monde et une « civilisation orthodoxe » qui réunit les pays du bloc communiste et quelques autres.
Avec la fin de la guerre froide et l'irruption de la Grande Crise européenne, changement de perspective. L'Europe et l'Amérique du Nord tombent de leur piédestal et se voient concurrencées avec succès par la Chine et l'Extrême-Orient. Ils connaissent aussi des vagues d'immigration sans précédent dans l'histoire humaine. La bienséance et l'obligation de faire bonne figure conduisent les historiens à revoir leur copie : le déclin de Rome et les grandes invasions ne sont plus perçues comme des catastrophes mais comme des renaissances !
Dans Le Monde de l'Antiquité tardive (1971), l'historien irlandais Peter Brown remet au goût du jour le concept allemand d'Antiquité tardive, plus convenable que celui de Bas-Empire, pour désigner les derniers siècles de l'empire d'Occident. Il étend même ce concept du IIe au VIIIe siècle, de Caligula à Charles Martel, et fait valoir que cette époque s'est accompagnée d'innovations notables dans les techniques et la pensée politique !
Peter Brown et ses disciples minorent parallèlement l'effondrement des conditions de vie dans cette longue période et évoquent non plus le « déclin » ou la « chute » de l'empire romain mais sa « transformation » ou son « accommodement ». Ce dernier mot, employé par le Canadien Walter Goffart en 1980, est une façon de rassurer les Occidentaux qui pourraient s'inquiéter des phénomènes en cours en ce XXIe siècle, notamment le départ de leurs savoir-faire industriels et l'arrivée massive de populations démunies sur les rives de la Méditerranée...
Henri-Irénée Marrou (12 novembre 1904, Marseille - 11 avril 1977, Bourg-la-Reine)L'historien français Henri-Irénée Marrou reprend le concept d'Antiquité tardive dans un essai posthume : Décadence romaine ou antiquité tardive ? IIIe-IVe siècle (1977) mais le limite sagement aux deux siècles précédant les grandes invasions du Ve siècle. Il montre que, de fait, ces deux siècles ont été à l'origine de nombreuses innovations techniques et intellectuelles : le vêtement cousu, le livre relié, le moulin à eau et le moulin à vent, le néo-platonicisme et les Pères de l'Église etc.
Cette Antiquité tardive se prolonge bien au-delà du IVe siècle à Byzance. « Quelle grandeur manifeste cette romanité orientale ! Ainsi dans l'art : prenons comme symbole Sainte-Sophie. Après tout, il n'y a pas tant de monuments qu'on puisse, comme celui-là, situer au même niveau de perfection que le Parthénon ou Notre-Dame de Chartres ».
Ces innovations ne s'épanouirent pleinement que six siècles plus tard, aux alentours de l'An Mil, après que l'Occident eût retrouvé une certaine stabilité avec la fin des invasions.
Des « Barbares » parfois bien utiles
Arnold Toynbee, s'inspirant de l'historien arabe Ibn Khaldoun (1332-1406), voyait dans la mort de l'empire romain et de toutes les grandes civilisations la conjonction entre l'assaut des « prolétaires extérieurs » - les Barbares - et la défection des « prolétaires intérieurs »... On croirait lire La France périphérique de Christophe Guilluy (Flammarion 2014). Géographe classé à gauche, Christophe Guilluy n'évoque ni l'Histoire ni la chute de Rome mais apporte sa contribution au « déclinisme ». Il montre comment les classes dirigeantes actuelles ont conclu une alliance paradoxale avec les populations immigrées cependant que les classes populaires ont été reléguées dans les zones périurbaines.
La thèse d'Arnold Toynbee vient d'être remise au goût par un spécialiste d'Ibn Khaldoun, l'historien français Gabriel Martinez-Gros, dans un essai en tous points remarquable : Brève histoire des empires, comment ils surgissent, comment ils s'effondrent (Seuil, 2014). Il explique comment les « Empires », à commencer par l'empire romain, ont assuré leur pérennité en désarmant leurs sujets pour mieux les pressurer et en utilisant le produit des impôts pour recruter des troupes parmi les guerriers qui nomadisent aux frontières...

Une cité médiévale est née dans les ruines du palais de Dioclétien à Split (Croatie), photo : André Larané, 2014

Les Barbares ont bien existé

Sac de Rome par Alaric (JN Sylvestre, 1890, musée Paul Valéry, Sète) Aujourd'hui, l'archéologue britannique Bryan Ward-Perkins dénonce l'irénisme de Peter Brown et de ses disciples dans un essai décapant : La chute de Rome, Fin d'une civilisation (Oxford, 2005, traduction française : Alma, 2014). Il remet les pendules à l'heure... et les Barbares à leur place.
«  Dans la majeure partie de l'Orient méditerranéen et dans certaines parties de l'Occident, des fouilles et des prospections ont permis de conclure à l'existence d'une économie florissante de l'Empire tardif ». Cette prospérité permet d'entretenir une armée professionnelle qui comprend pas moins de 600.000 soldats.
Mais les conditions relativement clémentes de la vie en Occident au IVe siècle se dégradent considérablement au cours de la première décennie du Ve. « Du fait des invasions, c'est évident », souligne Bryan Ward-Perkins. Il a beau jeu de rappeler aussi les chroniques du Ve siècle, celui d'Alaric, de Saint Augustin, d'Attila et de Clovis. Elles mettent en évidence la violence des rapports entre Barbares et Romains dans la partie occidentale de l'Empire.
L'Orient romain échappe à ce mauvais sort, malgré la sévère défaite de l'empereur Valens face aux Goths, devant Andrinople, en 378. « Question de chance... et peut-être aussi de meilleure gestion politique ».
Et l'archéologue de conclure : « Les Romains, avant la chute, étaient aussi convaincus que nous le sommes, nous aujourd'hui, que leur monde resterait pour l'essentiel, tel qu'il était. Ils avaient tort. À nous de ne pas répéter leur erreur et de ne pas nous bercer d'une fallacieuse assurance ».
Publié ou mis à jour le : 2014-10-31 23:02:27




Saturday, 12 February 2011

ALLAH'S SUN SHINES OVER THE OCCIDENT (THE WEST) ​Allahs Sonne über dem Abendland 1960 by SIGRID HUNKE

  JOOTUBE IS AGAIN FILTERING MY COMMENTS! THIS HAS BEEN HAPPENING ALL THE TIME, LATELY! 11/7/2021

 https://www.youtube.com/watch?v=fwPiSlljry0


 

All I read in their own "history" ("White Western Supremacist") is that their leaders were all thieves, plunderers, liars, racists, and mass murderers! 

1. They stole all non Western science (knowledge) like Egyptian, Babylonian, Persian, As-Syrian, and Arabian and made everything coming from "Greece", a term not well defined geographically, historically, and even ethnically! 

2. The Greeks were so intelligent that they HAD TO come to Egypt, Palestine, and Arabia to show how advanced they were in all domains! 

3. At the time of the Muslim Golden Age, they even stole all known science and philosophy of the time, and made them into Greek Science and philosophy, and destroyed most of the originals! 

4. Check the works "of Copernicus" and of other much acclaimed scientists! 

5. Rome took even a heavily corrupted Arabian Palestinian religion, destroyed most of the old manuscripts, and made it into racist Western Roman Catholicism! 

6. Read the book by Sigrid Hunke "​Allahs Sonne über dem Abendland" (1960; "Allah's sun over the Occident"), one of the most ignored and even boycotted book ever written! 

7. See how Alexander (the Accursed) tried to stop their racism! 

BAFS

"As pointed out here by the author, when Europe was struggling with ignorance and fanaticism in the Middle Ages, scientists like Khawrazmi, Abu Rayhan al-Biruni, Razi, Avicinna, Khayyam, Ibn al Haytham and Ibn al Nafis, and hundreds of other scientists emerged in the Muslim world and served it."

ALLAH'S SUN SHINES OVER THE OCCIDENT (THE WEST)  by SIGRID HUNKE

 “Allah’s sun over the Occident”

 Le soleil d'Allah brille sur l'Occident - Sigrid Hunke

Dialogues for Change

  Le soleil d’ALLAH brille sur l’occident | Sigrid Hunke (fiche de lecture)





Arabesques andalouses “Le soleil d’Allah brille sur l’Occident”  pages 382-383 – Sigrid Hunke


"Et voici la teneur du dernier poème qu'un Arabe d'Andalousie ait osé composer;
ce poème tomba entre les mains des autorités en même temps que la lettre destinée à appeler à l'aide les frères d'Afrique du Nord :

Je me dois de crier à l'univers comment
Notre célèbre Andalousie
Sous le joug d'infidèles, pêcheurs et mécréants
Est odieusement asservie.
Nous vivons comme autant d'agneaux épouvantés
Cernés par la horde des loups
Qui veulent notre mort et nous criblent de coups
Sans cesse avec férocité.
Ils veulent par violence obtenir que nos frères
Se soumettent à leur loi,
Que devant leurs idoles, à genoux, nos prières
Nous convertissent à leur foi.
Nous vivons dans la peur qui torture notre âme
Et les tourments perpétuels.
Pour nous faire adorer leurs images infâmes
Leurs clochers lancent leurs appels.
Ils veulent notre mort, et chaque espion nous guette
Comme guetterait un vautour.
Emploie pour louer Dieu la langue du Prophète :
Tu disparaîtras sans retour.
Pour traquer tout suspect, ils emploient tant de sbires
Que fût-il à cent lieues un beau jour il est pris !
Dans un cachot sinistre on le jette, ô martyre !
Où sans cesse on lui crie :"Réflechis, réfléchis!"
Ce mot vrille encor le tympan du malheureux
Etendu sur le sol, des larmes plein les yeux.
Dans son cachot obscur gisant jour après jour,
Son infinie patience est bien son seul recours.
Il lui paraît qu'un gouffre hideux va l'engloutir
Quelque océan sans fin qu'il ne saurait franchir.
Voici qu'on le traîne à la chambre de torture,
Lié au chevalet, le supplicié endure
Le broiement affreux de ses os.
Les chrétiens méprisants se rassemblent bientôt
Place Attaoubin où ils ont dressés très haut
Le plus effroyable échafaud.
Nommant ce jour celui du jugement dernier,
De jaune ils vêtent ceux qu'ils n'ont pas condamnés.
Précédés de statues, les autres prisonniers
Vers le feu du bûcher en troupeau sont menés,
Ce bûcher où les guette une mort effroyable.
Dans un cercle enflammé le danger nous enserre,
Il n'est pas de tourment, hélas ! sur cette terre,
Qui jour et nuit ne nous accable !

Par la furie de l'autodafé et par des bannissements massifs, on dépeupla rapidement le pays le plus prospère du continent; en peu de temps il redevint un désert. La victoire sur le monde arabe était consommée."



Le soleil d’Allah brille sur l’Occident
Auteur : Sigrid Hunke 

Sigrid Hunke (1913-1999) était une historienne des religions et écrivain allemande, spécialisée dans l’étude des religions, théoricienne de l’universalisme unitarien (mouvement de retour aux religions païennes). Elle a travaillé sur le mysticisme nazi avant d’atteindre la reconnaissance pour ses ouvrages sur la civilisation islamique et sur le néopaganisme dont elle était partisane. 

Elle publia « Le soleil d’Allah brille sur l’Occident » en 1960. Son parcours et ses idées expliquent en grande partie la forme de son ouvrage mais, cela étant, n’enlèvent rien à la réalité exprimée dans son ouvrage et à l’apport énorme de la civilisation islamique à l’Occident. Dans un premier temps je rendrai compte de la pensée de Sigrid Hunke puis dans une deuxième partie je commenterai ces passages. 

Ce premier texte traite uniquement de l’introduction de son ouvrage, les autres chapitres étant fichés de la même manière dans d’autres textes à venir in sha Allah. 

Introduction :
L’auteur débute son ouvrage par une introduction de 3 pages, expliquant ainsi le but de son ouvrage, les objectifs poursuivis.

Sigrid Hunke entame son oeuvre en donnant une nouvelle perspective, une nouvelle historiographie qui tente de sortir de l’ethnocentrisme, de la vision européo-centrée de l’Histoire. Cet ethnocentrisme se décline sur plusieurs points développés par l’auteur :

- la certitude que l’Occident et son histoire sont les seuls à influer sur la marche du monde et de l’histoire, à l’influencer ; également elle dénonce l’ethnocentrisme des intellectuels occidentaux et de leurs travaux :
« l’univers actuel ne se compose plus de la seule Europe. Et l’histoire de l’Europe ne constitue plus aujourd’hui à elle-seule l’histoire de l’univers » (1) ;

« toutefois, [...] nous continuons à évoquer le passé sous la forme d’une  »mappemonde » médiévale uniquement constituée par une Europe que cerne l’Océan, une Europe dont les foyers spirituels, l’Hellade et Rome, occupent en quelque sorte la place du Paradis »(2) ;

« en dépit de quoi et sur cents traités historiques que vous feuilletterez, vous n’en trouverez guère plus de deux qui mentionnent son nom (nb : la civilisation arabe). »

- l’absence quasi totale du terme  »arabe » dans tous les manuels scolaires occidentaux :

« Aujourd’hui encore pour tout écolier occidental, l’étude de l’histoire du monde – celle de la littérature, de l’art et des sciences – débute par un examen superficiel de ce que furent l’Égypte ancienne et Babylone pour s’arrêter longuement sur la Grèce et Rome puis, après un rapide coup d’œil jeté vers Byzance, passer aussitôt au Moyen Age chrétien et de là enfin aux temps modernes. »(3)

L’auteur critique cet état de fait, de surcroit lorsque la civilisation arabe a été la civilisation de la redécouverte du savoir grec, la civilisation qui a permis la Renaissance en Europe, entre autres. La civilisation arabe qui fut le dépositaire et le porte-flambeau du savoir, du raffinement et de la culture. Loin d’être, comme le font croire les intellectuels occidentaux pour réduire le rôle de la civilisation arabe, de simple vecteur de la pensée grecque, ils ont appris, compris, assimilé, corrigé et dépassé les Grecs et leur savoir :

« qu’en ce temps là, aux portes même de l’Europe, les Arabes aient porté pendant les trois quarts d’un millénaire le flambeau de la civilisation, qu’ils aient donc connu une période de splendeur deux fois plus longue que celle des Grecs, qu’ils aient en vérité influencé l’Occident plus directement et plus diversement que ces derniers, qui s’en soucie ? »

« ce sont eux qui ont transmis le savoir des anciens. Cette simple phrase qui prétend rendre hommage au service que les Arabes ont rendu à l’Occident ne réussit en fait qu’à les amoindrir en réduisant leur rôle à celui de simples intermédiaires tout en passant sous silence l’essentiel de leur oeuvre. »
Sigrid Hunke explique cette ingratitude occidentale par l’opposition multi-séculaire entre le monde arabe et le monde occidental, hérité du Moyen-Age, et qui est encore très présente chez les intellectuels occidentaux. L’auteur appelle à un changement des mentalités en conformité avec l’évolution des relations entre monde arabe et monde occidental (commentaire : effectivement il devient urgent à l’occident de changer leur point de vue car la civilisation est passée d’ennemi à … ).

« La nature des rapports entre l’Occident et le monde arabe depuis la proclamation de l’Islam jusqu’à nos jours montre de façon exemplaire à quel point les sentiments et les passions peuvent dicter la façon d’écrire l’histoire. Mais ce point de vue, valable au Moyen-Age ne devrait plus avoir cours aujourd’hui. Or il est certain qu’une sorte de malaise d’origine religieuse, inconscient mais profondément enraciné en nous, limite notre horizon et nous indispose à l’égard d’individus auxquels la propagande a conféré l’aspect d’incendiaires, d’idolâtres et de sorciers. »

« Du destin du monde arabe, qui une fois déjà a changé la face du monde, peut-être le nôtre va-t-il très bientôt dépendre étroitement. Ne serait-il pas temps dès lors de nous interroger, au-delà de ce qui nous sépare, sur ce qui nous lie, sur ce que nous avons de commun ? »

Sigrid Hunke explique son choix délibéré d’appeler la civilisation arabe « arabe » et non islamique ; elle affirme que l’on doit qualifier d’arabe cette civilisation et non d’islamique car tous ne sont pas musulmans dans l’empire (présence de minorités chrétiennes, juives, zoroastriennes, bouddhiste si l’on compte le sous-continent indien). En revanche, les arabes sont mis en valeur et elle fait mention de leurs qualités présentes avant l’arrivée de l’Islam ; également l’assimilation des populations qui ont au fil du temps adopté l’arabe comme langue, prouve, selon l’auteur, que c’est la dominance arabe qu’il faut prendre en compte et non la religion :
« cet ouvrage parlera des  »Arabes » et de la civilisation  »arabe » et non de la civilisation islamique, car il est notoire que non seulement des chrétiens, des juifs, des parsis, et des Sabéens ont contribué à cette civilisation mais qu’encore bon nombre des plus éclatantes réalisations de celle-ci se sont précisément effectuées contre l’Islam orthodoxe. En effet, bon nombre des éléments qui constituent le génie spécifique de cet univers spirituel existaient déjà dans le caractère de l’Arabe préislamique. »

Sans nier l’apport des autres civilisations dans la création, le développement et l’épanouissement de la culture occidentale, Sigrid Hunke souhaite par le biais de cet ouvrage rendre hommage et « s’acquitter envers le monde arabe d’une très ancienne dette de reconnaissance ».

Commentaire concernant Sigrid Hunke :
Les idées et croyances de Sigrid influencent grandement son écriture – ce qui en soi est tout à fait normal mais malheureusement ne reflète en aucun cas la réalité historique. En effet, la civilisation n’est pas arabe mais bien islamique ; l’ensemble des minorités chrétiennes juives, zoroastriennes voire bouddhistes sont totalement intégrées dans l’empire islamique, sous le statut Dhimmis (protégés). Ces minorités sont utilisées par et pour la civilisation islamique : exemple des moines chrétiens qui traduisent les textes grecs pour les savants arabes. L’appartenance de l’auteur au mouvement unitarien et son aversion pour les religions monothéistes (visibles dans ses écrits concernant le christianisme) expliquent son penchant pour le terme arabe au détriment de la religion. Également son adhésion aux thèses nazies expliquent également sa vision racialiste du monde et l’étude par le prisme des théories raciales ; le philoarabisme nazi explique de la même manière les éloges faites aux Arabes de la Jahiliyya. De plus, elle est influencée par le contexte dans lequel elle écrit son ouvrage, les années 60, en plein triomphe du panarabisme au Moyen Orient. L’ensemble de ces remarques nous permettent de mieux comprendre le choix de Sigrid Hunke de traiter de la civilisation arabe et non de la civilisation islamique malgré l’évidence historique !

Commentaires concernant l’introduction de l’ouvrage :
(1) : On peut remarquer que l’auteur, de manière implicite, affirme que l’Europe a été durant un moment donné, la seule histoire qu’il fallait transcrire, les autres n’étant finalement d’aucune influence sur le monde. Ceci est récurant de la part de la majorité des intellectuels occidentaux. C’est absurde d’affirmer qu’un peuple ou une civilisation constitue la seule aire géographique qui influe sur l’histoire mondiale même si l’Occident fut en effet à l’origine de beaucoup de bouleversements depuis la chute de Grenade en 1492 qui annonce le mouvement de « découverte »/conquête occidentales à travers le monde et la genèse de leur domination ;

(2) : Arrêtons-nous sur cette parabole faite par l’auteur ; elle fait référence ici aux cartes produites par les « occidentaux » (le simple terme « occidental » suppose de définir ce que signifie ce terme, ce qui n’est pas une mince affaire… le terme « Latin », « Etat Latin » serait le plus juste pour désigner les États chrétiens d’Europe, en opposition aux byzantins) qui représentaient l’Europe au centre du monde. Les cartes, loin d’être de simples instruments de localisation traduisaient également la vision du monde de leur concepteur, une vision représentant le continent européen, « l’Heliade et Rome », la Grèce antique et la Rome impériale comme étant à la source de la Civilisation en général et de la civilisation occidentale en particulier. Ce sujet est très bien traité dans cet article qui montre que l’élaboration des cartes est significatif de la vision du monde et porteur d’un message fort, preuve en est du modèle « classique » des cartes, le Mercator : http://blogs.mediapart.fr/blog/vero-…a-cartographie ;

(3) La teneur des programmes scolaires met en évidence l’ethnocentrisme de l’enseignement donné en Europe et en Occident en général. Plus grave, cet ethnocentrisme est enseigné comme étant la vérité historique aux jeunes générations d’occidentaux participant à la réduction de leur vision du monde et de leur esprit critique. En cela les programmes scolaires concernant l’histoire que nous donne l’auteur montre jusqu’à quel point l’ethnocentrisme est présent dans la société occidentale, n’épargnant pas les jeunes écoliers. Ceci finalement étant totalement compréhensible au vu de l’importance de l’enseignement dans une société, constat valable aussi pour l’histoire.

Le soleil d’ALLAH brille sur l’occident | Sigrid Hunke (fiche de lecture)



Le soleil d’Allah brille sur l’Occident ;
Auteur : Sigrid Hunke 

Sigrid Hunke (1913-1999) était une historienne des religions et écrivain allemande, spécialisée dans l’étude des religions, théoricienne de l’universalisme unitarien (mouvement de retour aux religions païennes). Elle a travaillé sur le mysticisme nazi avant d’atteindre la reconnaissance pour ses ouvrages sur la civilisation islamique et sur le néopaganisme dont elle était partisane. 

Elle publia « Le soleil d’Allah brille sur l’Occident » en 1960. Son parcours et ses idées expliquent en grande partie la forme de son ouvrage mais, cela étant, n’enlèvent rien à la réalité exprimée dans son ouvrage et à l’apport énorme de la civilisation islamique à l’Occident. Dans un premier temps je rendrai compte de la pensée de Sigrid Hunke puis dans une deuxième partie je commenterai ces passages. 

Ce premier texte traite uniquement de l’introduction de son ouvrage, les autres chapitres étant fichés de la même manière dans d’autres textes à venir in sha Allah. 

Introduction : 

L’auteur débute son ouvrage par une introduction de 3 pages, expliquant ainsi le but de son ouvrage, les objectifs poursuivis.

Sigrid Hunke entame son oeuvre en donnant une nouvelle perspective, une nouvelle historiographie qui tente de sortir de l’ethnocentrisme, de la vision européo-centrée de l’Histoire. Cet ethnocentrisme se décline sur plusieurs points développés par l’auteur :

- la certitude que l’Occident et son histoire sont les seuls à influer sur la marche du monde et de l’histoire, à l’influencer ; également elle dénonce l’ethnocentrisme des intellectuels occidentaux et de leurs travaux :
« l’univers actuel ne se compose plus de la seule Europe. Et l’histoire de l’Europe ne constitue plus aujourd’hui à elle-seule l’histoire de l’univers » (1) ;

« toutefois, [...] nous continuons à évoquer le passé sous la forme d’une  »mappemonde » médiévale uniquement constituée par une Europe que cerne l’Océan, une Europe dont les foyers spirituels, l’Hellade et Rome, occupent en quelque sorte la place du Paradis »(2) ;

« en dépit de quoi et sur cents traités historiques que vous feuilletterez, vous n’en trouverez guère plus de deux qui mentionnent son nom (nb : la civilisation arabe). »

- l’absence quasi totale du terme  »arabe » dans tous les manuels scolaires occidentaux :

« Aujourd’hui encore pour tout écolier occidental, l’étude de l’histoire du monde – celle de la littérature, de l’art et des sciences – débute par un examen superficiel de ce que furent l’Égypte ancienne et Babylone pour s’arrêter longuement sur la Grèce et Rome puis, après un rapide coup d’œil jeté vers Byzance, passer aussitôt au Moyen Age chrétien et de là enfin aux temps modernes. »(3)

L’auteur critique cet état de fait, de surcroit lorsque la civilisation arabe a été la civilisation de la redécouverte du savoir grec, la civilisation qui a permis la Renaissance en Europe, entre autres. La civilisation arabe qui fut le dépositaire et le porte-flambeau du savoir, du raffinement et de la culture. Loin d’être, comme le font croire les intellectuels occidentaux pour réduire le rôle de la civilisation arabe, de simple vecteur de la pensée grecque, ils ont appris, compris, assimilé, corrigé et dépassé les Grecs et leur savoir :

« qu’en ce temps là, aux portes même de l’Europe, les Arabes aient porté pendant les trois quarts d’un millénaire le flambeau de la civilisation, qu’ils aient donc connu une période de splendeur deux fois plus longue que celle des Grecs, qu’ils aient en vérité influencé l’Occident plus directement et plus diversement que ces derniers, qui s’en soucie ? »

« ce sont eux qui ont transmis le savoir des anciens. Cette simple phrase qui prétend rendre hommage au service que les Arabes ont rendu à l’Occident ne réussit en fait qu’à les amoindrir en réduisant leur rôle à celui de simples intermédiaires tout en passant sous silence l’essentiel de leur oeuvre. »

Sigrid Hunke explique cette ingratitude occidentale par l’opposition multi-séculaire entre le monde arabe et le monde occidental, hérité du Moyen-Age, et qui est encore très présente chez les intellectuels occidentaux. L’auteur appelle à un changement des mentalités en conformité avec l’évolution des relations entre monde arabe et monde occidental (commentaire : effectivement il devient urgent à l’occident de changer leur point de vue car la civilisation est passée d’ennemi à … ).

« La nature des rapports entre l’Occident et le monde arabe depuis la proclamation de l’Islam jusqu’à nos jours montre de façon exemplaire à quel point les sentiments et les passions peuvent dicter la façon d’écrire l’histoire. Mais ce point de vue, valable au Moyen-Age ne devrait plus avoir cours aujourd’hui. Or il est certain qu’une sorte de malaise d’origine religieuse, inconscient mais profondément enraciné en nous, limite notre horizon et nous indispose à l’égard d’individus auxquels la propagande a conféré l’aspect d’incendiaires, d’idolâtres et de sorciers. »

« Du destin du monde arabe, qui une fois déjà a changé la face du monde, peut-être le nôtre va-t-il très bientôt dépendre étroitement. Ne serait-il pas temps dès lors de nous interroger, au-delà de ce qui nous sépare, sur ce qui nous lie, sur ce que nous avons de commun ? »

Sigrid Hunke explique son choix délibéré d’appeler la civilisation arabe « arabe » et non islamique ; elle affirme que l’on doit qualifier d’arabe cette civilisation et non d’islamique car tous ne sont pas musulmans dans l’empire (présence de minorités chrétiennes, juives, zoroastriennes, bouddhiste si l’on compte le sous-continent indien). En revanche, les arabes sont mis en valeur et elle fait mention de leurs qualités présentes avant l’arrivée de l’Islam ; également l’assimilation des populations qui ont au fil du temps adopté l’arabe comme langue, prouve, selon l’auteur, que c’est la dominance arabe qu’il faut prendre en compte et non la religion :

« cet ouvrage parlera des  »Arabes » et de la civilisation  »arabe » et non de la civilisation islamique, car il est notoire que non seulement des chrétiens, des juifs, des parsis, et des Sabéens ont contribué à cette civilisation mais qu’encore bon nombre des plus éclatantes réalisations de celle-ci se sont précisément effectuées contre l’Islam orthodoxe. En effet, bon nombre des éléments qui constituent le génie spécifique de cet univers spirituel existaient déjà dans le caractère de l’Arabe préislamique. »

Sans nier l’apport des autres civilisations dans la création, le développement et l’épanouissement de la culture occidentale, Sigrid Hunke souhaite par le biais de cet ouvrage rendre hommage et « s’acquitter envers le monde arabe d’une très ancienne dette de reconnaissance ».

Commentaire concernant Sigrid Hunke :

Les idées et croyances de Sigrid influencent grandement son écriture – ce qui en soi est tout à fait normal mais malheureusement ne reflète en aucun cas la réalité historique. En effet, la civilisation n’est pas arabe mais bien islamique ; l’ensemble des minorités chrétiennes juives, zoroastriennes voire bouddhistes sont totalement intégrées dans l’empire islamique, sous le statut Dhimmis (protégés). Ces minorités sont utilisées par et pour la civilisation islamique : exemple des moines chrétiens qui traduisent les textes grecs pour les savants arabes. L’appartenance de l’auteur au mouvement unitarien et son aversion pour les religions monothéistes (visibles dans ses écrits concernant le christianisme) expliquent son penchant pour le terme arabe au détriment de la religion. Également son adhésion aux thèses nazies expliquent également sa vision racialiste du monde et l’étude par le prisme des théories raciales ; le philoarabisme nazi explique de la même manière les éloges faites aux Arabes de la Jahiliyya. De plus, elle est influencée par le contexte dans lequel elle écrit son ouvrage, les années 60, en plein triomphe du panarabisme au Moyen Orient. L’ensemble de ces remarques nous permettent de mieux comprendre le choix de Sigrid Hunke de traiter de la civilisation arabe et non de la civilisation islamique malgré l’évidence historique !


Commentaires concernant l’introduction de l’ouvrage :

(1) : On peut remarquer que l’auteur, de manière implicite, affirme que l’Europe a été durant un moment donné, la seule histoire qu’il fallait transcrire, les autres n’étant finalement d’aucune influence sur le monde. Ceci est récurant de la part de la majorité des intellectuels occidentaux. C’est absurde d’affirmer qu’un peuple ou une civilisation constitue la seule aire géographique qui influe sur l’histoire mondiale même si l’Occident fut en effet à l’origine de beaucoup de bouleversements depuis la chute de Grenade en 1492 qui annonce le mouvement de « découverte »/conquête occidentales à travers le monde et la genèse de leur domination ;

(2) : Arrêtons-nous sur cette parabole faite par l’auteur ; elle fait référence ici aux cartes produites par les « occidentaux » (le simple terme « occidental » suppose de définir ce que signifie ce terme, ce qui n’est pas une mince affaire… le terme « Latin », « Etat Latin » serait le plus juste pour désigner les États chrétiens d’Europe, en opposition aux byzantins) qui représentaient l’Europe au centre du monde. Les cartes, loin d’être de simples instruments de localisation traduisaient également la vision du monde de leur concepteur, une vision représentant le continent européen, « l’Heliade et Rome », la Grèce antique et la Rome impériale comme étant à la source de la Civilisation en général et de la civilisation occidentale en particulier. Ce sujet est très bien traité dans cet article qui montre que l’élaboration des cartes est significatif de la vision du monde et porteur d’un message fort, preuve en est du modèle « classique » des cartes, le Mercator :

http://blogs.mediapart.fr/blog/vero-…a-cartographie ;

(3) La teneur des programmes scolaires met en évidence l’ethnocentrisme de l’enseignement donné en Europe et en Occident en général. Plus grave, cet ethnocentrisme est enseigné comme étant la vérité historique aux jeunes générations d’occidentaux participant à la réduction de leur vision du monde et de leur esprit critique. En cela les programmes scolaires concernant l’histoire que nous donne l’auteur montre jusqu’à quel point l’ethnocentrisme est présent dans la société occidentale, n’épargnant pas les jeunes écoliers. Ceci finalement étant totalement compréhensible au vu de l’importance de l’enseignement dans une société, constat valable aussi pour l’histoire.

Le Soleil d'Allah Brille sur l'Occident (1ère Partie)

Au Xème siècle, un médecin de Kairouan, en Tunisie, avait acquis une certaine notoriété. Le sultan de Boukhara (aujourd'hui dans la république soviétique d'Ouzbékistan), qui avait un fils de santé fragile, lui écrivit pour lui proposer de venir s'installer à sa cour. Le médecin calcula qu'il lui faudrait 400 chameaux pour emmener avec lui sa bibliothèque, dont il ne pouvait évidemment se séparer, et il refusa. L'ensemble de sa bibliothèque pesait en effet dix tonnes.

Un autre médecin de Kairouan, Ibn al-Jazar, laissa, à sa mort, 250 quintaux de parchemins qu'il avait recouverts de son écriture : toutes ses observations cliniques. C'était l'époque où le calife fatimide du Caire al-Aziz Billah possédait un million six cent mille volumes, dont 6 500 traitaient de mathématiques et 18 000 de philosophie. En lui succédant sur le trône, son fils fit aménager et remplir dix-huit nouvelles salles.

Mais en pays musulman, à cette époque, une telle accumulation du savoir n’est pas au seul usage des princes. Un voyageur qui se rend à Baghdâd en l'an 981 raconte à son retour qu'il a dénombréplus de cent bibliothèques publiques dans la ville. La plus modeste cité d'Orient a la sienne, où n'importe qui peut venir consulter les ouvrages. Celle de Nayah, par exemple, une petite ville d'Irak, comporte 40 000 volumes.
En Occident, à la même époque, les monastères, seuls à détenir les livres, en ont une vingtaine tout au plus. Et parce qu'ils sont si rares, ils sont enchaînés et gardés jour et nuit... En l'an 1386, c'est-à-dire quatre siècles plus tard, la Faculté de médecine de Paris ne possédera encore qu'un seul livre: l'ouvrage encyclopédique du fameux médecin persan Ar-Razi, dont le titre est "Le Réservoir de la médecine (Al-Haoui)". Traduit en latin, ce monument s'appelle "Continens".
Lorsque le roi Louis XI veut l'emprunter pour pouvoir le lire à son aise chez lui, il doit verser à la Faculté une caution de douze livres d'argent et cent écus d'or...

Tels sont les anecdotes et les chiffres étonnants qui mesurent l'écart des connaissances entre l'Europe chrétienne, à cette époque-là, qui va être celle des Croisades, et l'Orient musulman.

Pourquoi ? La réponse est lourde de sens alors que ce même Orient musulman voit aujourd'hui se lever en son sein les forces d'un fanatisme religieux qui n'est pourtant pas dans sa tradition. La réponse est qu'au temps où les sultans et les califes font régner un despotisme éclairé de l'autre côté de la Méditerranée, l'obscurantisme religieux règne en maître sur les esprits de l'Occident, anéantissant toute recherche scientifique possible, pour des siècles.
Galilée, ne l'oublions pas, ira en prison en 1636 pour avoir découvert que la terre tourne autour du soleil et ne sera absout de ce crime par les tribunaux du Vatican que de nos jours...

Au XIIe siècle, un notable musulman, hôte des chevaliers francs de l'Ordre de St-Jean, se rend à Jérusalem alors capitale du royaume chrétien de ce nom. On lui fait visiter l'hôpital tenu par les chevaliers de l'Ordre. Il voit que les blessés graves qu'on y amène, ayant d'être admis à recevoir le moindre soin, doivent se confesser et manger le pain de la communion, quelle que soit l’urgence de leur état. Il s'en s'étonne et demande des explications.
On lui dit que le Synode de Nantes, en l'an 895, a légiféré une fois pour toutes à ce sujet : « Le corps d'aucun malade, celui-ci fût-il délirant de fièvre, ne doit recevoir de soins avant son âme. » Cette règle n'est pas une erreur passagère commise par les évêques bretons du Xème siècle. Elle sera confirmée en 1215 au sommet de la hiérarchie catholique européenne, c'est-à-dire au concile de Latran, qui ordonne, après de longs débats : « Sous peine d'excommunication, il est interdit à tout médecin de soigner unmalade si ce dernier ne s'est pas au préalable confessé. Car la maladie est issue du péché. Si le malade se décharge par la confession du poids de celui-ci, alors, la cessation de la cause entraînera la cessation de l'effet, et la souffrance physique disparaîtra. »
La science médicale est donc rayée d'un trait de plume, au profit de l'intervention divine permanente dans les affaires du corps humain. Et c'est, en conséquence toute la science qui est paralysée, et rendue inutile. Le texte du Concile ajoute pour ne laisser aucune échappatoire : « Quiconque s'avisera de se faire soignerpar un médecin juif ou Sarrazin sera frappé d'excommunication. Car le salut de son âme serait alors directement menacé... »

Cependant, de l'autre côté de la Méditerranée, Ibn Ridouan, directeur du corps médical du Caire, lui, a édicté depuis longtemps la règle suivant laquelle « le médecin doit soigner ses ennemis dans le même esprit, avec le même intérêt et la même sollicitude que ceux qu'il aime ».

Au temps où principautés franques et émirats Sarrazins vivaient côte à côte en Syrie et en Palestine, l'émir de Cheisar prêta un jour au seigneur chrétien, qui régnait sur la casbah voisine de Mounaïtira, son médecin nommé Thabit. Il y avait en effet dans la garnison franque de nombreux malades qu'on ne parvenait pas à guérir. Mais Thabit revint très tôt à Cheisar, effrayé de ce qu'il avait vu.
« On m'avait amené un cavalier qui avait un abcès à la jambe, raconta-t-il à l'émir, et une femme atteinte d'une fièvre hectique. Je pose un emplâtre suppuratif sur la jambe du soldat. L’abcès crève et la guérison semble certaine. Mais arrive le médecin franc, qui s'écrie que je n'y connais rien. "Veux-tu vivre avec une seule jambe, demande-t-il au cavalier, ou mourir avec les deux ?" "Vivre avec une seule", répond l'autre, qui n'avait pas confiance non plus dans ma science, une science d'infidèle, comme ils disent.
Le médecin franc fait venir un homme avec une hache et lui ordonne de trancher la jambe du malade sur un billot de bois. L'homme à la hache, peu versé en chirurgie, doit s'y prendre à deux fois pour trancher la jambe, et le malheureux cavalier meurt presque aussitôt... Quant à la femme, poursuit Thabit, je lui avais prescrit, comme il se doit, un régime alimentaire exclusivement compose de légumes, qui pouvait seul lui permettre de se rétablir. Mon adversaire l’examine, et annonce : "Ce cas est clair. Un démon s'est épris d'elle, et il s'est logé dans sa tête. Coupez-lui les cheveux !"
On rase le crâne de cette femme, elle recommence à manger la nourriture de tout le monde, avec force ail et moutarde. Bien entendu, sa fièvre monte. Le médecin franc revient et déclare : "Le démon s'est transporté au cerveau !" Il enlève avec un rasoir une portion du cuir chevelu qu'il taille en forme de croix. L'os crânien apparaît. Il le frotte de gros sel. La malheureuse femme entre bientôt en agonie. J'ai pensé, conclut Thabit, que je ne pouvais pas être très utile là-bas... »

Au-delà des Pyrénées, en ce temps-là, les Arabes sont maîtres de l'Espagne : la ville de Cordoue compte cinquante hôpitaux battant le record de Baghdâd qui en a plus de quarante, construits sur l’ordre d'Haroun al-Raschid, le sultan des Mille et une nuits. Selon des lettres écrites par des malades à leurs familles, et qu'on a retrouvées, on sait que tous ces hôpitaux fonctionnaient comme les hôpitaux modernes d'aujourd'hui.

Ils étaient divisés en services spécialisés, qui comptaient même un service de psychiatrie, alors qu'en Occident les fous se trouvaient enchaînés dans les prisons. Ce n'est qu'en 1751 qu'on envisagera de les soigner en Angleterre, et en France en 1792, quand le médecin Pinel arrachera à la Convention un décret qui tirera les aliénés des geôles pour leur donner un statut de malades.

A Baghdâd comme à Cordoue, au XIIe siècle, les professeurs de médecine font la ; tournée des lits des malades chaque matin, entourés des élèves. « Les lits sont moelleux, les draps blancs, les couvertures aussi douces que le velours, écrit un jeune homme à ses parents. Chaque chambre a l'eau courante. On chauffe lorsque les nuits sont fraîches... »

La perle de tous les hôpitaux est l'hôpital Nouri du Caire, avec ses pavillons différents pour chaque service, au milieu de jardins ombrages. Al-Mansour Qalaouin, jeune général égyptien, y sera guéri de ses coliques hépatiques. Il fait vœu alors d'édifier un hôpital encore plus beau s'il devient sultan. Arrivé au pouvoir, il fait bâtir à grands frais l’hôpital Mansouri entre les deux citadelles du Caire, qui devient le plus bel établissement du monde.

Tous les patients y sont soignés gratuitement et, après leur convalescence, ils partent avec des vêtements neufs et plusieurs pièces d'or. Les directeurs de ces hôpitaux tiennent des registres où toute dépense est consignée, et ces registres nous sont parvenus. Les médecins n'y exercent qu’après avoir subi des examens sévères. ar-Razi, avant de devenir le médecin-chef du plus grand hôpital de Baghdâd, doit se mesurer avec plus de cent postulants. Il dispose après sa nomination d'un état-major de vingt-quatre spécialistes qui dirigent les différents services. Tous travaillent entourés d'étudiants, qui apprennent ainsi leur art comme de nos jours, tandis que dans les facultés occidentales d'alors on dispense savoir purement livresque et qu’il est formellement interdit de disséquer les cadavres.

Dans les Etats des sultans et des émirs, un médecin n'est autorisé à exercer art sans avoir reçu un diplôme délivré ces hôpitaux. La mesure a été décidée en l'an 931 par le calife Al-Mouktadir de Baghdâd, après qu'un patient soit mort la faute professionnelle d'un médecin.
Cette année-là, Al-Mouktadir institue un « Ordre des Médecins », dont Sinar Ben Thabit reçoit la présidence. Il y a bientôt 860 médecins diplômés à Baghdâd, qui ne peuvent exercer que dans leur spécialité. Et ce n'est qu'après les Croisades, qui donnent aux Francs l'occasion d'apprendre ce qui se passe chez les musulmans, qu'on bâtira en Europe des hôpitaux réservés aux malades, au lieu des hospices qui recueillaient indistinctement voyageurs, enfants abandonnés, infirmes et miséreux au milieu de ceux qui souffraient d'une infection.

L'Hôtel-Dieu de Paris sera un des premiers. Par des témoignages du temps, on sait que les malades y étaient couchés dans la paille, les pieds des uns près de la tête des autres, enfants, vieillards, femmes et hommes mêlés. Une femme accouchait à ôté d'un typhique, un nourrisson se débattait dans des convulsions à côté d'un tuberculeux qui crachait. Les infirmiers circulaient avec une éponge imbibée de vinaigre devant la bouche, à cause de l’odeur pestilentielle. Les cadavres restaient longtemps au milieu des malades avant d'être emportés, tout cela dans un nuage de mouches. Nous avons vu plus t comment étaient tenus les hôpitaux Baghdâd...

Ar-Razi, médecin-chef de l'hôpital du plus grand établissement de cette ville, mourra en laissant l'œuvre énorme que nous avons mentionnée, celle que Louis XI voulut lire, faite de toutes les observations recueillies pendant des dizaines d'années et des traitements qu'il avait conçus. Sa sœur Chadicha ayant gardé ces manuscrits dans des nombreux coffres, un vizir du Sultan les lui rachètera, réunira tous les médecins qu'ar-Razi a formés et les chargera de classer tout cela. Toutes les maladies y sont décrites : la malaria, le cancer, la coxalgie, et cent autres, montrant que la médecine de Baghdâd est aussi bien informée que la médecine moderne. On y trouve un Traité de la rougeole et de la variole, alors qu'en Occident, on voit dans ces affections épidémiques des fléaux divins. Ar-Razi a expérimenté un nombre extraordinaire de médicaments en utilisant pour cela des chiens et des singes. Il professe qu'un médecin doit soigner jusqu'au bout les incurables, en leur laissant ignorer la gravité de leur mal, afin de les aider à lutter. Le grec Hippocrate, lui, vénéré pourtant comme un des fondateurs de la médecine, déclarait que « celle-ci exige qu'on ne s'approche pas de ceux que la maladie a déjà vaincus, car elle est impuissante... »

On reconnaît à cette phrase malheureuse l'esprit philosophique des Grecs, qui va être la cause des erreurs dans laquelle la médecine occidentale va s'enfoncer, avant d'être victime de la religion. En effet, Hippocrate s'est empressé à adopter la théorie d'Empédocle sur les quatre éléments, puisqu'il faut bien adopter une théorie. Il décide en conséquence que « le corps humain est composé de quatre humeurs, le sang, la pituite, la bile et l'atrabile, et que Ta maladie résulte d'une altération des proportions harmonieuses du mélange de ces quatre éléments ».

A suivre ...
D'après le Livre : Le Soleil d'Allah Brille sur l'Occident
Sigrid Hunke
(Edition Albin Michel)

Le Soleil d’Allah brille sur l’Occident

Le Soleil d’Allah brille sur l’Occident…..je ne sais pas ce que vous inspire ce titre, mais je vous avoue que moi la première fois que je l’ai entendu (c’était en 2009 je crois), j’assistais à un cours de Sira (donné par M. Autourdelislam icon wink Le Soleil d’Allah brille sur l’Occident ) et il a été brièvement fait mention de cet ouvrage.

Rien qu’à l’énoncé des mots qui composent son titre……Le Soleil+ d’Allah + Brille + sur l’Occident… j’ai été immédiatement interpellée, séduite carrément. C’est clinquant comme titre, non ? Surtout à l’heure où, à cette époque comme aujourd’hui d’ailleurs, il n’était pas bon d’être musulman. Nous assistions à des polémiques sur le voile, sur l’islam radical en France, et nous étions en plein débat sur l’identité nationale… Bref, une fois rentrée chez moi, j’ai fait une petite recherche sur un site de librairie en ligne, histoire de lire le résumé du livre. Et ça a conforté ma première impression, ça m’a parlé, comme on dit ! J’ai donc passé, aussitôt, commande.


L’ouvrage est découpé en sept parties (livres), ce qui en facilite grandement la lecture. Lecture faite, le contenu représente une riche introduction à l’étude de la civilisation arabo-musulmane, un vrai délice pour la culture générale. L’auteur nous dresse un magnifique exposé de la contribution et du rôle déterminant de cette civilisation arabo-musulmane à la civilisation occidentale, notamment à l’époque de l’Andalousie. C’était vraiment une véritable découverte de la richesse de cette culture arabo-musulmane, et de son influence sur l’Occident dans tous les domaines, aussi variés que les mathématiques, l’astronomie, la littérature, la poésie…. et bien d’autres domaines que nous étayerons plus tard !

Cet ouvrage, qui plus est, écrit par une occidentale, et de manière objective je trouve, apporte vraiment un regard nouveau sur l’histoire occidentale, européenne, sur notre histoire, sur leurs liens intrinsèques et leurs évolutions. Surtout à l’heure où nos moindres faits et gestes sont diabolisés, stigmatisés, il est bon de connaitre l’Histoire! Et ce livre est un véritable outil d’évaluation des apports de la civilisation arabo-musulmane aux occidentaux! Franchement, c’est un ouvrage que je recommande à tous. Il est très instructif, se lit très bien, et le style employé par l’auteur ne fait que rendre cette lecture encore plus agréable; C’est un ouvrage très vivant.

L’auteur :
Sigrid Hunke est née à Kiel en 1913 et décédée à Hambourg en 1999. D’origine allemande, cet écrivain a grandi dans une famille d’éditeurs et a étudié de nombreuses matières telles la théologie, la philosophie, la psychologie, l’histoire et la philologie. Personnalité engagée religieusement, elle était surtout connue pour ses ouvrages sur les religions, et publia, en 1960, l’ouvrage qui nous intéresse ici, Le Soleil d’Allah brille sur l’Occident, ouvrage qui fut traduit en sept langues.

Le livre : Le Soleil d’Allah brille sur l’Occident


L’auteur a su scrupuleusement rassembler de nombreux éléments qui attestent de l’influence qu’a exercée la civilisation arabo-musulmane sur l’Occident notamment au Moyen-âge, lors de ce qu’on appelle l’âge d’or de la Sicile et de l’Espagne, qui étaient musulmanes à cette époque.
Cet ouvrage est structuré en sept chapitres : sept livres, eux-mêmes subdivisés en sous chapitres.

Livre Premier : L’assaisonnement du quotidien
Ici, il est question des emprunts des européens à la civilisation arabo-musulmane, dans notre vie quotidienne. On y découvre par exemple, les apports linguistiques de l’arabe au français. Par le biais d’une mise en scène, l’auteur a très bien su mettre en valeur, en quelques phrases, un nombre important de termes de racine arabe, mais aussi d’objets d’origine arabe dont le vocable pour les désigner a changé. Je n’avais pas idée de l’importance  des mots d’origine arabe, que nous, comme les européens d’ailleurs, employons au quotidien.

Pour vous faire une petite idée, je vais vous citer un  petit extrait :
« Mais vous accepterez certainement une tarte aux abricots et aux bananes ! Mais bien sûr, cher ami, vous êtes aujourd’hui mon invité ! Puis-je vous offrir, pour commencer, un sorbet à l’orange ? Je crois que des artichauts feraient une entrée forte agréable. Et que penseriez-vous d’un chapon accompagné de riz et de barquettes aux épinards ? Pour le dessert je ne saurais trop vous recommander ce gâteau à la sauce d’arak. Et pour clore le repas, un moka… Mais, je vous en prie, installez-vous sur le divan….. Savez-vous que nous désignons encore sous son nom arabe de laque, le vernis dont nous couvrons nos ongles, que l’aniline, la gaze, le talc et la ouate sont autant de noms arabes?».

Dans ce chapitre, en abordant la question des emprunts linguistiques, l’auteur fait également un joli clin d’œil à l’Histoire. Elle nous fait par exemple un rappel sur les échanges commerciaux, les grandes routes commerciales. On peut également y découvrir que le mot «Al- barqûq, abricot »  a traversé de nombreuses civilisations ; Il a gardé en espagnol son article arabe, et a été emprunté par les arabes au latin, qui l’a lui-même pris au grec qui l’a laissé en Syrie.

Livre II : La numération écrite universelle
Dans ce chapitre, l’auteur nous parle particulièrement des mathématiques, de l’histoire des chiffres. On y découvre que les arabes ont emprunté aux indiens leur système de numération et d’écriture de position des nombres. Les arabes désignèrent ainsi le chiffre 0 « ssifr » qui remplacera le point qui était utilisé pour écrire des nombres à plusieurs chiffres. Puis  ce 0 « ssifr »  traversa les frontières et devint ensuite  le « zéro » en Français. L’auteur nous apprend également que dans l’histoire des mathématiques, bon nombre d’inventions sont d’origines arabes ; Le savant Al-Khovaresmi par exemple est à l’origine du terme « algorithme ». On en découvre bien d’autres dans ce chapitre.

Livre III : Le ciel au dessus de nos têtes
C’est à travers le personnage de Moussa, astronome, géomètre et ami du calife de Bagdad Al-Mamoun, et plus particulièrement ses trois fils : l’un mécanicien, l’autre astronome et le troisième mathématicien, que l’auteur nous plonge dans le domaine de l’astronomie et du rôle déterminant des arabes. Dans ce chapitre, l’auteur nous rappelle également la grande signification religieuse de l’astronomie, notamment en terme de preuve de l’Unicité d’Allah, de Sa Grandeur, Sa Puissance, Sa sagesse, Sa perfection. Soulignant également le fait qu’Allah a Lui-même incité l’homme à observer le ciel.

A des fins plus pratiques, les savants musulmans se sont inspirés de l’astronomie persane, l’ont étudiée et l’ont améliorée,  pour  permettre par exemple, de calculer le début et la fin du ramadan d’après la révolution de la lune, déterminer les temps de prière ; C’est d’ailleurs aux arabes que l’on doit l’invention de nouvelles techniques tel que l’astrolabe puis les cadrans solaires… . En plus de ces diverses inventions, on apprend que des savants arabes, avant même la théorie de Copernic, avait déjà affirmé l’hypothèse de la rotation de la Terre autour du soleil.

Livre IV : Les mains qui guérissent
Alors que les occidentaux prônaient la force de la foi, l’exorcisme comme seuls mode de guérison (ne faisant donc pas de la recherche en médecine leur priorité), nous découvrons dans ce chapitre, que les arabes sont les instigateurs de la recherche médicale.  L’auteur nous dresse un magnifique tableau de plusieurs grands médecins arabes pionniers et personnages clés de l’histoire de la médecine ainsi que leurs travaux ; Comme Ar-Rasi, Ibn al-Nafis, Aboul-Qasim, et Ibn Sina plus connu sous le nom d’Avicenne. Elle passe en revue les différents apports de la civilisation arabo-musulmane à la médecine : en passant de l’organisation, de la réglementation des hôpitaux et de la profession, au listing des symptomatologies et pathologies associées, ainsi que de nombreuses découvertes dans des domaines aussi variés que la pharmacologie, l’ophtalmologie, la psychiatrie…..

Livre V : Les glaives de l’esprit
Ici, il est question de l’engouement des musulmans pour la lecture. Cette ardeur qui touchait toutes les catégories sociales n’était animée que par une seule chose l’Islam, la foi. Tout musulman avait cette soif d’apprendre, de savoir écrire, savoir lire.

Contrairement aux occidentaux, où la lecture du livre saint  était réservée aux membres du clergé, et même interdite aux laïques, « Tout musulman doit pouvoir lire et réciter le Coran en arabe ». C’est ce qui ouvra la porte aux premières écoles publiques, à l’instruction à domicile par le biais de précepteurs,  à de nombreuses bibliothèques, et encore à  de nombreuses traductions et conservations de livres grecs anciens.

Livre VI : Trait d’Union entre l’Orient et l’Occident
Ici nous sommes à l’époque de la reconquête normande de la Sicile qui était jusqu’alors, et ce depuis plus de deux siècles sous la domination musulmane. Dans ce chapitre, il n’est pas question de conflits, bien au contraire, mais de cohabitation avec la communauté musulmane ; Les musulmans ont gardé des liens avec les représentants d’organisations chrétiennes malgré les hostilités, ils étaient tolérants envers eux même s’ils ne partageaient pas leur croyance. Et on voit même, que contrairement à ce  que voudrait l’Histoire, que les vainqueurs chrétiens ont pris pour modèle le mode de vie des musulmans, les vaincus.

Ce chapitre met, par exemple, en valeur l’inventivité artistique des musulmans, ou encore, leurs méthodes d’administration et leur législation qui ont été empruntées par les occidentaux. A travers la reconquête normande, l’auteur nous offre ici un autre regard sur le passé concernant les rapports entre l’Europe occidentale et la civilisation arabo-musulmane ; Qui ne se résume pas, comme on a pu si souvent l’entendre ou apprendre, à une succession de conflits et de guerres. Sigrid Hunke souligne plutôt les influences mutuelles, dans des domaines comme l’art,  la littérature, la poésie par exemple.

Livre VII : Arabesques Andalouses
L’auteur commence ce chapitre en relevant l’art qu’avaient les arabes pour exprimer leurs émotions en poésie, évoquant l’art d’aimer des arabes par exemple. Ensuite, elle aborde l’influence fondamentale de la civilisation arabo-musulmane sur l’Espagne, à travers l’histoire de l’Andalousie. Elle cite par exemple les vestiges architecturaux des Pyrénées espagnoles, la très connue mosquée de Cordoue. Puis s’en suit de larges et belles descriptions et explications des arts arabo-musulmans qui ont largement orné l’Andalousie, tels que la calligraphie, l’arabesque, l’ornementation géographique, la poésie lyrique.

Sigrid Hunke termine ce chapitre et son ouvrage par la fin de la reconquête Espagnole, qui a principalement rimé avec la destruction des trésors scientifiques et littéraires arabes sacrifiés pour une seule raison : la haine !

La lecture de cet ouvrage fait émerger l’influence et  la large contribution de la civilisation arabo-musulmane dans toutes ces disciplines, aussi diverses soient-elles, à l’Occident. Et s’il y a bien une leçon à en tirer, c’est de faire preuve de curiosité, d’observer, de regarder, d’analyser, d’étudier et de faire appel à notre créativité.
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 Science in Islam: Importance and Value 

http://en.islamstory.com/the-experimental-method-in-the-islamic-civilization.html

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Written by Dr. Ragheb Elsergany

Value of Science

The first fact that appeared on earth when Gabriel (may Allah be pleased with him) came to the Prophet (pbuh) for the first time was that the new religion (Islam) is based on science and rejects false beliefs and delusions as a whole. The first verses revealed in Quran were almost about a single issue. It is the issue of science. Allah, Exalted be He, says: {Proclaim! (or read!) in the name of thy Lord and Cherisher, Who created man, out of a (mere) clot of congealed blood: Proclaim! And thy Lord is Most Bountiful, He Who taught (the use of) the pen, taught man that which he knew not.} [Al-Alaq:1-5].
This first revelation in this manner was marvelous due to several reasons; it is marvelous because Allah chose a certain topic from among thousands of topics in the Quran to start with although the Messenger of Allah, to whom Quran is revealed, is illiterate. Therefore, it seemed that such a first topic was a clue to understanding this religion, this world and even the hereafter to which all people will go back.
This is also marvelous because it was revealed to handle an issue that was not of much concern for the Arabs at such times. Their entire lives were controlled by myths and falsehoods. They were lacking in science in all fields, except in the field of rhetoric and poetry; it was the field in which they excelled. The most marvelous point was that the Quran was revealed to challenge them in the field they mastered, declaring that it calls for science and excellence in all fields, including that they master.

Islam and Science

Islam and ScienceThe emergence of Islam was considered a real scientific revolution in an environment that had never been accustomed to the spirit of science to the extent that the pre-Islamic times were known as the days of Al-Jahiliyah. The catachrestic of ignorance is linked to pre-Islamic times. Thus Islam emerged to start science and enlighten the world with the light of divine guidance. Allah says: {Do they then seek after a judgment of (the days of) ignorance? But who, for a people whose faith is assured, can give better judgment than Allah.} [Al-Maeda:50].
There is no room in this religion for ignorance, conjecture, doubt or suspicion.

Quran and Science

It was not only the beginning in that miraculous book (Quran) that handled the value and importance of science in Allah's saying "Read". Rather it was a constant approach in such an eternal constitution. Almost all chapters spoke about science, either directly or indirectly.

Surprisingly, by counting how many the word ilm (science) and its derivatives were mentioned in the Book of Allah, we found that the number, without exaggeration, is 779, i.e. almost seven times in each chapter!
This is the case with the word ilm (science). However, there are other words that mean science like certainty, guidance, reason, thinking, contemplation, discretion, jurisprudence, evidence and sign, in addition to other meanings that come under the meaning of science or promote it. As for the Prophet's Sunnah, the count is almost impossible.

Furthermore, it is noticed that Quran's interest in the issue of science was revealed not only in the beginning of revelation, but also since the beginning of creating man just as it came in Quranic verses. Allah, Exalted be He, created Adam and made him a vicegerent on earth, and ordered angels to prostrate themselves to him. And Allah honored and glorified him, putting him in a superior position. Allah then mentioned to us and to the angels the reason for such honor, glorification and superior position, saying it is ilm (science) or knowledge. Allah says: {Behold, thy Lord said to the angels: "I will create a vicegerent on earth." They said: "Wilt Thou place therein one who will make mischief therein and shed blood?- whilst we do celebrate Thy praises and glorify Thy holy (name)?" He said: "I know what ye know not." And He taught Adam the nature of all things; then He placed them before the angels, and said: "Tell me the nature of these if ye are right." They said: 

"Glory to Thee, of knowledge We have none, save what Thou Hast taught us: In truth it is Thou Who art perfect in knowledge and wisdom." 

He said: "O Adam! Tell them their natures." 

When he had told them, Allah said: "Did I not tell you that I know the secrets of heaven and earth, and I know what ye reveal and what ye conceal?" And behold, We said to the angels: "Bow down to Adam" and they bowed down. Not so Iblis: he refused and was haughty: He was of those who reject Faith.} [Al-Baqarah:30-34]

Therefore, it is not an exaggeration when the Prophet (pbuh) said in a hadeeth that this entire world is valueless – but even damned – unless it is ornamented with science (or knowledge) and invocation of Allah. The Prophet said: "This world is cursed and what is in it is cursed, except for the remembrance of Allah and what follows it, or a scholar or a learner."[1]

This had a far-reaching effect in the Islamic countries as it was conducive to large-scale scientific activity in various fields of science and knowledge. Such an activity has been unprecedented in history, so Muslim scientists achieved great civilizational prosperity and provided the human heritage with marvelous scientific material the entire world remained indebted to.


[1] Al-Termidhy: Book of Asceticism, chapter of what was said in how this world is low for Allah (2322), saying it is a good strange hadeeth. Al-Darmy (322). Al-Tabarany in Al-Awsat (4072). Al-Bazar (1736). Al-Baihaqy, Divisions of Faith (1708). Al-Albany said: good. See: Sahih al-Jamia (1609).

  Status of Science in Islam and Christianity

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Written by Islamstory

Status of Science in Islam and Christianity

Status of Science in Islam and ChristianityIf we draw a comparison between the status of science in Islam and that in distorted Christianity, we will find out that the church in the Middle Ages was completely against science. Since its start in Rome, the Christian church isolated itself from the Hellenic and Roman cultures. The Roman civilization was about to die when it was raided by the Goths. When the Catholic Church was in its prime, it persecuted pagan philosophers and scientists, closed Athens School, was very tough with the Hellenic philosophy in Alexandria and saw that the only way to purify soul is its way to God and that deviation is the search for fact in any place other than the Holy Book and contemplation in mundane matters[1].

 

German Orientalist Sigrid Hunke’s View

Such a fact is confirmed by German Orientalist Sigrid Hunke[2] when she compared between science in the eyes of Islam and in the eyes of Christianity in the European West during the Middle Ages. She talked about how the Prophet advised each believer, either male or female, to seek knowledge and made that a religion obligation. She said the Prophet saw in his followers’ deep study of creatures and their wonders a way to know the might of the Creator, making them focus on sciences of all peoples. She said: “To the contrary, Paul the Apostle admitted: Did not Lord describe mundane knowledge as stupidity?”[3]

She also mentioned Saint Augustine’s[4] definition of the axis of knowledge, saying: “As for Lord and Soul, I want to know them. Searching for fact is the search for God. This does not necessitate external help; the sole source of such knowledge is the Holy Book.”[5]

Hunke demonstrated how they got deeper in this to the extent that they regarded whoever calls for a new scientific idea – such as earth’s sphericity for example – as a stray infidel. She cited writings of Lactantius[6], a church teacher, when he commented on sphere-earth advocates, saying: “Is it logical? Is it logical that people are so mad; they believe that countries and trees are hanging down on the other side of earth and their feet are above their heads?” Cursed is he who is convinced of or accepts scientific explanation of natural events. Whoever explains reasons for the emergence of a star or floods is in disobedience of Lord and so is whoever scientifically explains the cure of a broken leg or woman’s miscarriage; all that are punishments from God or the Devil or they are miracles that are too large to be realized[7].

 

Conflict between Religion and Science

Conflict between Religion and ScienceA conflict broke out between the religion and science in Europe in mid-sixteenth century, during which the scientific movement was paralyzed. Such a conflict stopped only at the beginning of the European scientific renaissance and revolution and revolt against the church.

Examples of this include that Copernicus[8] proved in 1543 the revolution of earth and that the sun is the center of the universe not the earth, as it was believed before that. However, such a scientific conclusion was tantamount to a catastrophe in Europe. The Church rejected that, saying it is incompatible with their beliefs because the earth turning from being the center of the universe to be a small spot in such a universe is not a mere scientific discovery, but a knockout blow to the core of the Christian faith that says God is embodied in this earth to grant its people salvation. Therefore, the church could not believe that the earth turns into a merely small particle among others that may be bigger in size, not to mention being subordinate to the sun. Thus, “the theory of central earth fit a theology that dictates that all things were created to the benefit of the humans. But now, such humans felt that they are reeling over a small planet whose history was reduced to a small paragraph in the history of the universe…  when the people paused to contemplate the meanings included in the new theory they should have wondered about the trueness of the saying that the creator of this tremendous organized universe sent his son to die on such a medium-sized  planet. It seemed that all beautiful Christian poetry rose as smoke (as Goethe[9] said later) under the touch of that Polish priest. The astronomical theory saying that sun is the center of the universe compelled people to imagine the creator in a new narrow-minded and lowly-embodied low profile. The theology faced the strongest challenge in the history of religion[10]. “Copernicus was then persecuted and was unable to counter such fierce opposition and lived far away. He died in the same year when his book was published after one of his admirers was enthusiastic about it and after he introduced some changes to the book acknowledging that his theory is just assumptions that might be wrong[11]. But, when Bruno[12] adopted the theory of Copernicus, 80 years after the latter's death, the Inquisition hastened to ban the reading of Copernicus's[13] books and sentenced Bruno, who developed and added to Copernicus's views, to death by burning in a public square[14]. Copernicus's views were the start and basis of those of Galileo[15] and for such views he was tried while he was near 70 years old. Such a trial deliberately humiliated him till he gave up his views. He was then sentenced to life jail and forced him to read penitential psalms on a daily basis for seven years[16].

Such examples are just the tip of the iceberg, as the matter is not limited to the trials of Copernicus, Galileo and others. They expanded in the formation of inquisition against scholars. The tribunal executed its duties very well. During a period of 18 years from 1481 till 1499, this tribunal sentenced 10220 people to death by burning and 6860 others to death by hanging after defaming them, and issued various penalties against 97320 people[17]. It also issued decrees prohibiting books of Galileo, Giorda Nwirno and Newton[18], who spoke about the law of gravity. The decrees also ordered the burning of their books. Cardinal Ximenes Cisneros had already burnt 8000 books in Granada due to contravening the Church's views.[19]

That horrible and gloomy reality Europe experienced long centuries ago was called the Dark Ages and also the Middle Ages. The period covered some one thousand years. Such a reality established a fact for scientists, philosophers, like Descartes[20] and Voltaire[21], and ordinary people that there was no hope for seeking science (knowledge) and innovation without diminishing the power of the Church and completely wiping out religion from the hearts of the people, as well as opting for atheism in every sense of the word. They frankly announced opposition of holy books such as Bible and Old Testament for their contents incompatible with scientific facts and because they thought that religion encompasses persecution against science and scientists, which means imposing restrictions on one's thinking. They called then for giving mind a high status against principal texts, arguing that mind can realize scientific facts and distinguish between the good and the evil.

The French National Assembly backed that emancipation in the wake of the French Revolution by issuing in 1790 resolutions that broke the back of the Church, as whereby monks and nuns were laid off and clergymen were forced to be subject to the civil constitution. The Assembly took up the task of appointing clergymen instead of the Pope. In 1905, the French government endorsed a law separating religion from the state on the basis of difference between them, announcing the state's neutrality towards religion, which came as another blow that encouraged anti-church personalities to freely criticize the holy book and the church. Such a law also forced clergymen to pledge allegiance to the people, the king and the new civil constitution. Successive decisions came later to be generalized in entire Europe, thus diminishing the church's role from attempting to control science and politics to only preaching and singing hymns[22].

However, the Islamic religion has never been like the church, nor did it oppose or obstruct Muslims seeking science or knowledge, either in theory or practice. Rather, it called for learning and urged followers to seek knowledge, giving mind a free rein to contemplate apart from the control of customs and traditions or whims and inclinations. Allah, the Exalted, honored mind by speaking to it and assigning tasks to it.

Therefore, there was a wide gap between the Islamic thought that is based on freedom of thinking and relationship between Allah and believers without any mediators – such thought glorifies and speaks to mind – and the Christian thought in the Middle Ages, which confiscated the freedom of thinking and placed the church power between God and worshippers. This clearly shows why the European civilization in the West needed one thousand years before achieving gradual prosperity although it had a suitable chance to begin that two or three centuries before the Islamic Arab civilization. It built its development afterwards on the shoulders of Muslims[23].

[1] Nadia Husny: Al-Ilm wa Manahij al-Bahth [Science and Research Methodologies], p13.
[2] Sigrid Hunke: (1913-1999) is a German orientalist born in Hamburg and studied fundamentals of religions, comparative religions, psychology and journalism. She got her PhD in 1941. She visited many Arab countries. Among her publications are Shams al-Arab Tastua Ala al-Gharb [Allah’s Sun over  the Occident] and Allah Lais Kadhalik [Allah is not So].
[3] Sigrid Hunke: Allah’s Sun over the Occident, p369.
[4] St Augustine: (354-430 AD), he is one of the most important personalities in the history of Christianity with all its denominations. He grew in North Africa as a Christian. He embraced Manichaeism and then returned to Christianity. He was promoted to a bishop till his death. Some historians regard him as a decisive personality in the history of Christianity.
[5] Sigrid Hunke: Allah’s Sun over the Occident, p370.
[6] African Lactantius: is one of the most famous Christian saints. He was born in Africa in the second half of the third century. He was known for his defense of Christianity. He tried to prove it through philosophy and logic. Emperor Constantine assigned to him taking care of his elder son.
[7] Sigrid Hunke: Allah’s Sun over the Occident, p370.
[8] Nicolaus Copernicus: (1473-1543AD). He was born in Toruń, city, Prussia. He studied in Poland and completed his studies in Bologna University in Italy. He was the first astronomer to formulate a comprehensive heliocentric cosmology, which displaced the Earth from the center of the universe.
[9] Goethe: (1749-1832) is one of the most renowned German men of letters. He was influenced by the Arab literature thought. He had a poem entitled (Immigration) and a collection entitled (West-Eastern Divan)
[10] See Will Durant: The Story of Civilization, 27/pp138-139
[11] Op. cit., 27/pp131-134.
[12] Bruno: Giordano Bruno (1548-1600) was one of the most famous Western, Italian philosophers in the European Renaissance age. His thinking is a mixture between philosophy, mysticism and magic.  His spiritual concern and thinking criticism led him to skepticism in the church teachings, so the Inquisition sentenced him to death in 1600 and he was burnt in Rome.
[13] See Will Durant: The Story of Civilization, 27/p138
[14] See Will Durant: The Story of Civilization, 27/pp288-300
[15] Galileo: (1564-1642) was an Italian astronomer and physician. He was called the founder of the contemporary experimental sciences. The Roman Church summoned him twice to launch inquiry with him regarding the trueness of his support for Copernicus's theory. He was sentenced to life imprisonment in 1633.
[16] See Galileo story in: The Story of Civilization, 27/pp264-280
[17] Imam Muhammad Abdu: Persecution in Christianity and Islam, an article at Al-Manar Magazine, Vol. VI, p401.
[18] Newton: Sir Isaac Newton (1642-1727) was an British mathematician and astronomer, who discovered the theory of earth's gravity, as well as the secrets of light and colours. He innovated a branch of mathematics called Calculus.
[19] - Manea ibn Hamad Al-Gehny: Concise Encyclopedia of religions 2/604
[20] Descartes: Rene Descartes (1596-1650) was a French philosopher, mathematician and scientist, called father of modern philosophy. He innovated analytical engineering and was the first philosopher to make a description of the material universe in terms of material and movement.
[21]  Voltaire: (1694-1778) was one of the most famous French writers and philosophers and the most influential among them. His book "Candide" (1759) was regarded as his masterpiece, as it was translated into more than one hundred languages.
[22] Concise Encyclopedia of Religions, Ideologies and Contemporary Parties, compiled by the World Assembly of Muslim Youth, a chapter entitled "Catholics", 2/pp 604-605.
[23] See Sigrid Hunke, Allah's Sun over the Occident, pp 372-373.

Manifestations of Islam keenness on Seeking Science

Manifestations of Islam keenness on Seeking ScienceIn pre-Islamic times, scientists were isolated from the public and there was a big gap between them. Scientists in Persia, Rome or Greece lived in complete isolation, holding debates and discussions and inheriting science from each other while the public lived in complete ignorance and were away from any form of science. However, Islam was something else.
The Prophet said: “Seeking science (or knowledge) is obligatory to each Muslim.[1] This hadith made the issue a religious obligation and a public one imposed on everybody. Everybody has to seek knowledge to be educated. The matter includes both men and women.
The Prophet carried out the practical application of such an approach when he agreed to release prisoners of war in the Battle of Badr after each one of them teaches ten people from Medina reading and writing. This was a form of civilizational thinking that had never been known in the world at that time or even centuries later.

Islam Keenness on and Encouragement of ScienceIslam ordered its followers to make science a fundamental issue in their lives and to put scientists (or scholars) in a high position mentioned in the Prophet’s saying: “If anyone travels on a road in search of knowledge, Allah will cause him to travel on one of the roads of Paradise. The angels will lower their wings in their great pleasure with one who seeks knowledge, the inhabitants of the heavens and the Earth and the fish in the deep waters will ask forgiveness for the knowledge-seeker. The superiority of the knowledge-seeker over the devout is like that of the moon, on the night when it is full, over the rest of the stars. The scholars are the heirs of the Prophets, and the Prophets leave neither dinar nor dirham (money), leaving only knowledge, and he who takes it takes an abundant portion.[2]
Such a popular scientific movement continued after the Prophet’s death and its marvelous effects and manifestations became clear. It was like dreams for the Europeans. The following are only three manifestations of such a popular scientific movement, which Islam established:

1- Public Libraries:

Building on such prompting and encouragement, which have become essential in religion, Muslims set up public libraries, where the public can read books for free and copy whatever they want of such books. Furthermore, caliphs and emirs used to host knowledge-seekers from different countries in such libraries and spend on them from their own pockets. Such libraries were widespread ion each city in the Islamic world[3]. The most famous of such libraries were: Baghdad, Qurtubah (Cordoba), Eshbilih (Seville), Al-Qahera (Cairo), al-Quds (Jerusalem), Demashq (Damascus), Tarabuls (Tripoli), Medina, Sana’a, Fas (Fes) and al-Qayrawan.

2- Emergence of Huge Scientific Meetings:

Emergence of Huge Scientific MeetingsIn pre-Islamic times, there were no scientists who spoke with the public. However, after the emergence of such a great religion, scientific meetings were widespread all over the Islamic world. Their number was sometimes astronomical. The meeting of Ibn al-Jawzy[4], for example, was attended by more than 100,000 people and all of them were from among the public. The same applies to the meetings of al-Hassan al-Basry, Ahmed ibn Hanbal, al-Shafie, Abu-Hanifa and Imam Malik. Moreover, there was more than one meeting inside each mosque at the same time; one was about Quran exegesis and others about fiqh [Islamic jurisprudence] the Prophet’s Hadith, doctrine and medicine, etc.

3- Regarding Spending on Science as Charity and a Way of Seeking Allah’s Favor: This made well-off Muslims spend their funds on building schools and places of learning. They also made many endowments to taking care of students, building libraries and developing schools. Therefore, spending on science became a way of charity for economist alike, not only knowledge-seekers.
Accordingly, the issue of science was a public one that concerned everybody. As seeking knowledge is obligatory to each Muslim, libraries and scientific meetings spread and illiteracy was almost eliminated.

[1] Ibn Maja (224). Abu-Yaala (2837). Al-Siyouty in al-Jamia al-Saghir (7360). Sheikh al-Albany said: authentic. See Sahih al-Jamia (3813).
[2] Abu-Dawud: Book of Science, chapter of urging knowledge seeking (3641). Al-Termedhy (2682). Ibn Maja (223). Ahmad (21763). Ibn Habban (88). Shuayb al-Aran’ut said: Good hadith. Al-Albany said: authentic; see Sahih al-Jamia (6297).
[3] We will review that in a special chapter about education and libraries in the Islamic civilization.
[4] Ibn Al-Jauzy: he is Aboul Farg Abdul Rahman Ibn Aly Ibn Mohamed Al-Qurashi (510- 592 AH). A Hanbali (followed Ibn Hanbal school) jurisprudence and historian. Born and died in Baghdad. See: Al-Zahabi: Seyar Alam Al-Nobalaa) 21/365.

ANTI-ISLAMIC PROPAGANDA

Allah’s sun over the Occident

This from the Brussels Journal with a H/T to AA to bringing it to my attention.

"A Multicultural Conference Hijacked By Islamists"

From the desk of Luc Van Braekel on Tue, 2010-11-09 10:56
During the last weekend of October, a conference in Antwerp got a lot of resonance in the Arab world. The same conference was virtually ignored in Belgium, even within the local Muslim community.  “The place of Islam in the new Europe” was the title of the conference which was widely reported on Al Jazeera (see video below this article) and the Moroccan newspaper Le Matin.  In Belgium, only Gazet van Antwerpen published a short article on the local pages in three of its six regional editions. Make no mistake: this was a conference to promote multiculturalism en mutual understanding between the Islamic world and Europe.  The conference was organized by the Institute for Moroccan and Mediterranean Studies of the University of Antwerp, abbreviated as “IMaMs“.



CHAOTIC
The conference was announced as a big event, but its course was chaotic. Jacques Attali was announced as the keynote speaker, but he didn’t come.  The program and the panelists were very different from what was announced in the invitation, and a complete schedule was distributed on paper only halfway through the conference.  What should have been a conference on an academic level, turned out to be an event with very few high-level scholars and with very few references to scientific studies, statistics or serious references.

REFERENCE TO NAZI SCIENTIST
Already at the opening session, the first blunder was heard, even though most of the audience never noticed it.  Speaker Muhammad Bensalah highlighted the contribution of Islam to European civilization, and suggested that few Western scholars fully recognized the Islamic contribution without covering it up.  He named three: the American John Esposito, the German Sigrid Hunke and the Belgian George Sarton.  Now, Sigrid Hunke was an employee of the scientific department of the SS under the Nazi regime, where she was researching racial psychology.  In that position she came in contact with the Grand Mufti of Jerusalem who openly advocated the extermination of the Jews.  In her book “Allahs Sonne über dem Abendland” (“Allah’s sun over the Occident”) she asserted that the roots of European civilization were not Christian, but are a mix of Islamic, pagan-Celtic and Germanic elements.  She illustrates this argument with now discredited theories like the sea map of Piri Reis allegedly used by Columbus, and the fact that in German and Dutch one does not say “twenty three” but “three twenty” (Dreiundzwanzig, drieëntwintig), because in Arabic, one reads from right to left.


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