Saturday, 6 December 2014

MARION SIGAUT, HISTORIENNE; DR SALIM LAIBI, LIBRE PENSEUR; ALAIN SORAL, ESSAYISTE., VOLTAIRE, FAUX CUL.

MARION SIGAUT, HISTORIENNE.
DR SALIM LAIBI, LIBRE PENSEUR.
ALAIN SORAL, ESSAYISTE.
"VOLTAIRE", FAUX CUL!

Marion Sigaut - les lumières, un antihumanisme

Marion Sigaut - 1789 n'a jamais été la révolte du Peuple ! 

 https://www.youtube.com/watch?v=actI18L8_Qo

Alain Soral / vidéo du mois : conseils de lecture - Octobre 2014


 

Marion Sigaut : « Voltaire était un monstre et une crapule ! »

 
Marion Sigaut est aujourd’hui l’historienne qui vend le plus de livres dans son domaine et ses conférences font toujours salle pleine. Longtemps proche de Nicolas Dupont-Aignan, elle a rejoint Égalité et Réconciliation, ce qui, selon les opinions de chacun, a pour effet de la rendre sulfureuse ou héroïque… En tout état de cause, peu importe : La Baule+ est un journal ouvert à tous les talents et à toutes les opinions…
Marion Sigaut est l’historienne dont on parle le plus en ce moment. Ses derniers travaux sur les Lumières et la manière dont l’histoire officielle traite de la Révolution française sont traduits dans le monde entier. Pour résumer très brièvement son point de vue, l’histoire officielle n’est pas l’histoire, elle noircit systématiquement le bilan de la monarchie et du catholicisme en France et l’idéologie des Lumières oriente encore notre apprentissage du passé… Marion Sigaut est notamment l’auteur des ouvrages suivants : «De la centralisation monarchique à la révolution bourgeoise» (Kontre Kulture Editions), «La chasse aux sorcières et l’Inquisition» (Kontre Kulture Editions), «La Marche rouge : les enfants de l’hôpital général» (Actes Sud) et «Mourir à l’ombre des lumières : l’énigme Damiens» (Éditions J. Chambon).
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 Extraits de l’entretien :
Kernews : On dit souvent que les vainqueurs écrivent l’histoire : vos derniers travaux permettent de vérifier que l’histoire de France officielle n’est pas la réelle histoire de la France… 
Marion Sigaut : Je ne fais pas un travail original, j’ai peut-être une façon originale de le présenter, mais j’ai fait des études tout-à-fait académiques. Je me suis pliée à la discipline universitaire et, ce que j’ai appris, je l’ai appris à l’université. J’ai aussi appris à me référer au travail de mes prédécesseurs. On dit que ce sont toujours les vainqueurs qui écrivent l’histoire, mais les vaincus écrivent aussi l’histoire. Or, ce sont les vainqueurs que l’on relaie dans les grands médias ou dans le monde éducatif. Je ne me considère pas comme une historienne dissidente, mais comme une historienne tout court. Quand on fait une véritable recherche, il faut vraiment avoir épuisé tout ce qui a déjà été fait sur le sujet. Ce qui fait mon originalité, c’est que je m’adresse au grand public, alors que l’on peut beaucoup reprocher aux historiens de parler aux autres historiens…
Vous n’êtes ni une dissidente, ni une paranoïaque du complot car vous auriez dit : « Ce que j’ai découvert était caché et j’ai dû décrypter des codes secrets… » Finalement, l’information existe et il suffit simplement d’aller la chercher…
Elle est tout-à-fait disponible ! Le travail de gens comme moi consiste à mettre ce travail à la disposition du public qui n’a pas le temps de chercher. Effectivement, il n’y a rien de secret dans ce que je révèle : il n’y a que le secret des archives et, si personne ne les ouvre, évidemment elles resteront cachées… Tout ce que j’ai découvert en matière historique, comme les mystères du procès de Damiens, est disponible aux archives qui sont ouvertes à tout le monde.
revolution-bourgeoiseVous venez de publier «La chasse aux sorcières et l’Inquisition». L’évocation de l’Inquisition suscite dans notre perception collective des images de bûchers, de tortures, de femmes victimes, de prêtres pervers… Or, selon vous, tout cela relève de la désinformation…
Il y a eu un tribunal ecclésiastique qui s’appelait l’Inquisition et qui s’est effectivement rendu responsable d’exécutions capitales. Ce n’était pas le tribunal qui exécutait, mais c’était quand même le tribunal qui a condamné au bûcher un certain nombre d’hérétiques. D’abord, il n’y a jamais eu de sorcières. Donc, la chasse aux sorcières n’a jamais été menée à terme par le tribunal de l’Inquisition. Mais, dans la chasse aux hérétiques, les tribunaux d’Inquisition étaient généralement plus cléments que ne l’étaient les foules en délire quand elles tombaient sur des gens qu’elles considéraient comme hérétiques. Dans son mode de fonctionnement, l’Inquisition instruisait à charge et à décharge dans le but d’un apaisement, et ce tribunal était infiniment moins violent que les tribunaux précédents. Inquisition, cela veut dire enquête, donc à charge et à décharge. Et c’est la justice dont nous avons hérité. On peut dire que la justice en France est d’Inquisition. Le tribunal de l’Inquisition a effectivement commis des abus atroces, il y a des exemples tout-à-fait reconnus, mais ces abus ont été dénoncés en tant que tels. Le véritable chiffre des morts par le tribunal d’Inquisition n’est évidemment pas à mettre dans la balance des chiffres délirants que l’on entend habituellement, à savoir des centaines de milliers de gens brûlés. C’est faux.
Pourtant, lorsque l’on parle de justice arbitraire, de procès à charge et de mauvaise foi, on évoque l’Inquisition…
C’est un contresens. Dans la réalité, l’Inquisition signifie à charge et à décharge avec le maximum d’honnêteté dans le but d’obtenir l’apaisement. Les tribunaux d’Inquisition ne cherchaient pas à brûler les hérétiques : ils cherchaient à les convertir, à tort ou à raison. L’objectif était la conversion du prévenu. Ce qui était considéré comme digne d’être poursuivi, c’est-à-dire l’hérésie, le peuple l’avait en horreur. La poursuite des hérétiques n’est pas une lubie d’une hiérarchie ecclésiastique. C’était une demande populaire, car les hérétiques étaient des gens qui refusaient les codes moraux et religieux de tout le monde et c’étaient des gens qui faisaient peur.
Nous avons abordé ce sujet, car ce qui ressort aussi de vos travaux, lorsque l’on prend davantage de hauteur, c’est que l’histoire officielle a été orientée pour noircir le bilan de la monarchie et du catholicisme en France…
C’est toute l’histoire de France que l’on gomme en faisant de la Révolution française le point de départ de notre histoire. Laisser croire que les choses sont devenues bien en France à partir de la Révolution française est un mensonge éhonté ! Il faut savoir que de nombreuses choses abominables ont commencé à partir de la Révolution française, notamment le travail des enfants, l’absence d’éducation pour tous et la fin de la protection des ouvriers. On croit que le côté atroce de la Révolution s’est déroulé pendant la Révolution. Mais il n’y a pas que la Terreur et le génocide vendéen, il y a aussi l’après… Pour quantité de paysans et pour les ouvriers en général, pour les femmes pauvres et les enfants pauvres, ce changement a été une horreur. Vous aviez une pauvreté qui se perpétuait sous les Rois, mais elle était marginale. Avec la révolution industrielle, elle va devenir l’un des fondements du fonctionnement du système car, s’il n’y a pas d’ouvriers pauvres et de miséreux, les manufactures ne peuvent pas travailler…
Vos propos sont très importants, car 99% des gens pensent toujours : «La Révolution, c’était au profit des pauvres contre les riches !»
Quelle vaste rigolade ! Quand j’étais jeune, je ne connaissais pas l’histoire, on nous disait qu’au XIXème siècle les ouvriers étaient pauvres. Mais pourquoi étaient-ils pauvres, puisque l’on avait fait la Révolution ? Avant la Révolution française, le monde ouvrier était un monde protégé. La prolétarisation du monde ouvrier, c’est-à-dire la perte de l’outil de travail de l’ouvrier, qui devient à la merci de celui qui possède l’outil de travail, à savoir l’entrepreneur, tout cela s’est produit à la Révolution. Ce n’est pas une mauvaise dérive venue après la Révolution en raison d’un ratage de ces gentils révolutionnaires, c’est bien plus grave car, dès le début de la Révolution, on a libéralisé le marché du travail, on a supprimé les corporations et on a empêché les gens de se coaliser. L’interdiction des coalitions ouvrières, c’est simplement la mise sur le marché du travail d’un monde ouvrier qui, jusqu’à présent, était extrêmement protégé. Alors, on a mis plus de cent ans à réinventer la sécurité sociale, les caisses de retraite et le soutien aux handicapés… Mais l’Ancien régime connaissait tout cela ! Simplement, c’était organisé par métiers, et non par l’État. Les métiers étaient le mode de fonctionnement du monde ouvrier. Quand on était boulanger, on était protégé par la corporation des boulangers, et non par une sécurité sociale appartenant à tout le monde. En plus, l’État n’intervenait pas. Le monde ouvrier n’était pas surveillé par l’État. L’introduction de la police dans la répression des revendications ouvrières, c’est la suite de la Révolution française. Auparavant, le monde ouvrier faisait sa police lui-même.
Vos travaux révèlent que la transmission orale a perpétué ce qui s’est dit dans certaines vieilles familles depuis deux siècles. Vous affirmez que la Révolution était celle des bourgeois qui voulaient anéantir le peuple…
Je voudrais rendre hommage aux travaux d’un historien américain, Steven Kaplan, qui a vraiment fait le travail consistant à décortiquer ce qu’a été la fin des corporations. C’est un historien extraordinaire, qui a effectué un travail gigantesque. Il a aussi fait un travail sur la montée du libéralisme consistant à laisser le marché supplanter ce qui était la protection des pauvres contre les riches par le Roi.
Vos travaux sur Voltaire sont aussi passionnants. Tout le monde cite Voltaire dans les dîners en ville, mais en général personne ne l’a vraiment lu… L’image de Voltaire aujourd’hui ne correspond absolument pas à la réalité…
Voltaire était un monstre et une crapule ! Voltaire est le contraire de ce que l’on dit, il a manipulé son monde. Dans tous les personnages historiques que j’ai croisés – et j’ai pu croiser quelques salopards – je n’en vois pas un qui lui arrive à la cheville… Tout ce pourquoi on l’honore est mensonger ! Donnez-moi un exemple…
Sa fameuse phrase sur la liberté d’expression ?
La liberté d’expression, il la voulait pour lui et uniquement pour lui ! Voltaire a fait envoyer plusieurs personnes en prison à la Bastille pour avoir dit des choses qui lui déplaisaient. Le critique littéraire Élie Fréron a été plusieurs fois embastillé à cause de Voltaire, qui avait vraiment le bras long, pour l’avoir critiqué. La liberté d’expression est un contresens quand on parle de Voltaire !
SorcieresAlors, pourquoi cette déclaration a-t-elle traversé les siècles ?
Mais Voltaire n’a jamais dit une chose pareille ! Faites des recherches dans Voltaire intégral et vous ne trouverez pas cette phrase. Voltaire a été au service des puissants, de la bourgeoisie marchande et de la finance, et on a voulu en faire un héros populaire pour faire passer la dragée. Quelqu’un a inventé cette phrase totalement aberrante puisque Voltaire faisait mettre en prison les gens qui disaient des choses qui lui déplaisaient. Il était tellement vindicatif dans cette haine qu’un jour le roi de Prusse lui a dit : «Vous vous rendez compte que vous poursuivez des morts ?»
Vous expliquez aussi pourquoi les jésuites ont été combattus à la Révolution et la véritable raison est que leur objectif était l’éducation populaire. Or, l’éducation pour tous déplaisait aux Lumières qui voulaient finalement créer ce que l’on appelle aujourd’hui le prolétariat…
Ce mouvement autoproclamé des Lumières a voulu que le peuple rentre là d’où il n’aurait jamais dû sortir, c’est-à-dire dans l’obscurité de son travail. Les gens des Lumières n’avaient aucune notion de ce qu’était le peuple, puisqu’ils ne le rencontraient pas ! La population française était à 90% paysanne, les paysans étaient organisés en communautés paysannes qui étaient remarquablement gérées, et tous les gens qui ont voulu libéraliser l’économie pour s’en mettre plein les poches sont des gens qui n’ont jamais écouté un paysan ! Pensez-vous que Voltaire avait des paysans qui vivaient autour de lui ? Les Lumières, c’est une frange de la bourgeoisie qui a décidé de supprimer la morale pour la remplacer par le profit. Or, à l’époque, la morale était dictée par l’Eglise, puisque la morale était religieuse. Qu’à cela ne tienne : on a décidé de supprimer la religion, et, pour la supprimer, on a décidé de la diffamer en racontant n’importe quoi. Et le grand menteur en chef, c’était Voltaire !


PÉDOPHILIE DES "LUMIÈRES"
"HUMANISME" DE ROTHSCHILD
EXTERMINATION DES AMÉRINDIENS


 
 

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